Les élus d’AER présents à l’ouverture du débat public sur le port d’Achères

Le débat public du Port Seine-Métropole Ouest (PSMO) a démarré, jeudi 2 octobre, à Achères. Cette première réunion a été l’occasion aux directeurs de Ports de Paris, de présenter ce port de granulats de 100 ha « nouvelle génération ».

Ce futur Port Seine-Métropole Ouest est situé sur la rive gauche de la Seine, au niveau du confluent, face à Andrésy. D’une superficie de 100 hectares, ce port, constitué d’une seule darse, servira jusqu’en 2040 à l’exploitation de la carrière de granulats ouverte sur la zone. Son exploitation permettra de libérer les espaces permettant une mise en service progressive du port. Le projet créera, pendant le chantier, 140 emplois directs. Le port permettra ensuite de réduire la circulation des camions (65 par jour), tout en développant la multi-modalité douce.

Pour cette première réunion, le directeur général de Ports de Paris, Alexis Rouque, a rappelé que ce projet fera partie des infrastructures portuaires dites « nouvelle génération ». Il remplirait pour cela trois conditions : une « concertation avec les acteurs locaux » ; une « intégration environnementale exemplaire » et enfin un principe « d’ouverture à la ville ». Alexis Rouque a insisté pour rappeler que ce port d’Achères ne ressemblera en rien au port de Gennevilliers « qui date de 1910 » ou au port de Limay « datant de 1970 qui prenait en compte, certes, une dimension paysagère mais sans aucune ouverture à la ville ».

S’agissant de « l’intégration environnementale » : Ports de Paris va y intégrer des espaces verts qui sont censés couper la vue du port et éviteraient une trop forte visibilité. Les berges de Seine vont être « revégétalisées » afin d’y créer une promenade. Problème : le projet de ce port, à cet endroit, nécessite l’expropriation des habitants d’Andrésy rive Gauche, au niveau de l’île du Bac. Voilà le premier des paradoxes de ce projet « environnemental » : on y déloge des habitants pour créer une promenade verte… Ces habitants sont des Andrésiens qui doivent être défendus dans ce débat public.

Un certain nombre d’élus, comme le député-maire de Cergy et le PDT du CG 78, Pierre Bédier ont clairement exprimé leur souhait d’un port non de 100 mais de 400 ha, en y intégrant une partie portuaire, à l’est, face au vieux Conflans. Ports de Paris a néanmoins su rappeler que ce débat ne concernait que les 100 ha.

AER s’opposera à tout projet d’un projet pharaonique de 400 ha. Ce n’est d’ailleurs pas le sujet du débat public : le projet actuel porte bien sur le Port Seine Métropole Ouest.

Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, a rappelé qu’il aurait souhaité non une bande verte paysagère sur les rives d’Andrésy RG concernés, mais une vraie « requalification urbaine », aux contours des plus flous.

Les élus AER souhaitent de la part du maire d’Andrésy et de sa majorité des actions précises pour garantir la protection phonique et visuelle du port pour les habitants des coteaux de l’Hautil.

Nous avons été rassurés par PDP qui a bien rappelé que ce port de granulat n’avait aucunement besoin d’infrastructures routières supplémentaires, dans la mesure où il est censé réduire la circulation de camions (prévision : moins 60 camions par jour).

Notre combat portera aussi sur l’intégration environnementale qui est censée être exemplaire. Ports de Paris l’a répété toute la soirée : il s’agit d’un port « nouvelle génération ». Nous resterons vigilants à ce que ce discours ne se limite pas à de la communication bien huilée.