Les intérêts des Andrésiens mal défendus dans l’intercommunalité

Andrésy fait partie d’une intercommunalité (Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, CA2RS) de taille modeste, sans pôle dominant, construit en 2006 sur des bases purement politiciennes, avec un regroupement de communes UMP.

Avec l’arrivée de nouvelles communes, sur la rive gauche de la Seine (Vernouillet, Villennes, Médan, Morainvilliers, Les Alluets-le-Roi, Orgeval), la CA2RS est constituée de 12 communes, depuis 2012. Le conseil intercommunal de la CA2RS a modifié la répartition des sièges. Or, avec seulement cinq sièges sur 52, Andrésy ne représente, dans la nouvelle assemblée, que 9,6% des élus intercommunautaires – alors que notre ville représente 13,7 % de la population de la CA2RS.

Il y a donc, au sein de l’assemblée intercommunale, qu’un élu andrésien pour 2435 habitants. Rapport à comparer avec le 1 pour 300 à 400 habitants des… Alluets ou de Médan !


L’assemblée intercommunale ne représente pas équitablement son territoire et sa population. Les villages pèsent d’un poids excessif et les communes de la rive gauche sont majoritaires en voix, alors que les projets de développement se situent sur notre rive, notamment sur la plaine de Chanteloup qui touche directement Andrésy.

Certes, la majorité municipale d’Andrésy s’est opposée, lors du conseil municipal de juillet 2013 (avec les voix de l’opposition) à cette nouvelle répartition des postes par commune, considérant qu’Andrésy était mal représentée. C’était alors la campagne électorale. Mais le maire d’Andrésy a pourtant accepté cette répartition inéquitable durant plusieurs années sans rien dire !

A cette sous-représentativité, Andrésy subit l’inefficacité de la CA2RS. Malgré les transferts de compétences, aucune économie d’échelle n’a été réalisée : Andrésy a continué d’augmenter ses impôts, depuis la création de la CA2RS en 2006. Et l’interco a eu un déficit de 7 millions d’€ dans son budget Investissement en 2013 !

AER considère que la majorité municipale actuelle a été incapable de défendre convenablement les intérêts des Andrésiens au niveau intercommunal. Et avec seulement 5 élus sur 52, cet état de fait ne pourra s’améliorer.

AER est favorable au respect constitutionnel de représentativité au sein des instances intercommunales qui nécessite la présence de 6 ou 7 élus andrésiens dans l’assemblée de la CA2RS pour peser sur les orientations de développement.