Absentéisme, déficiences sur les dossiers d’Andrésy : les lacunes de la majorité de M. Ribault

Détestable ambiance lors du conseil municipal d’Andrésy du jeudi 26 mai 2016.

La majorité municipale autour du maire, Hugues Ribault, n’a pas du tout apprécié nos interrogations sur la qualité du travail de certains maires-adjoints. Absentéisme, incapacité à répondre à des questions simples portant sur des projets majeurs de la ville... L’executif de M. Ribault ne montre pas de grandes qualités de travail et reste affaibli par le départ de l’équipe de Virginie Muneret.

Tout cela ne serait que petite affaire politique si les maires-adjoints n’étaient pas indemnisés par les contribuables andrésiens (plus de 10 000 € par adjoint et par an) et si cela ne nuisait pas aux affaires de la ville.

Elections municipales 2014 : pas moins de la moitié des adjoints de M. Ribault, lassés de son autocratie, faisait sécession et montait une liste autour de Virginie Muneret. Après sa victoire étriquée (37 % des voix), Hugues Ribault a dû composer avec une nouvelle équipe bien moins expérimentée. 40 % de ses maires-adjoints ou délégués (donc avec indemnités) n’avaient aucune idée des affaires de la ville. Certains même, inconnus jusque là sur la ville, ne connaissaient même pas le nom de notre intercommunalité...

Ce manque d’expérience, excusable en début de mandat, ne l’est plus deux ans après !

Des comportements anormaux d’une partie de l’executif de M. Ribault pèsent sur la gestion des dossiers de la ville, au moment où d’importantes décisions sont prises : intercommunalité, urbanisme, finance de la ville, grands projets.

Il est du devoir des élus de l’opposition Andrésy Energies Renouvelées de rappeler au maire que la majorité municipale conduit les affaires de la ville.

L’adjointe à l’Urbanisme aux abonnées absentes

Valérie Henriet a été parachutée adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement. Pas de chance : depuis sa réélection, Hugues Ribault pilote de très gros dossiers d’urbanisme. La ville a dû réécrire son projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD), puis proposer un nouveau Plan local d’Urbanisme (PLU), après retoquage des services de l’Etat.

Sur ces deux gros dossiers, conseil municipal après conseil municipal, l’adjointe s’est faite d’abord discrète et muette, puis absente de certaines réunions très importantes. Troisième dossier qui fait suite actuellement, le vote de l’aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), a nécessité la création d’une commission de travail, réunissant élus, représentants de collectivités locales et experts. Cette commission est fondamentale puisqu’elle délimite la zone et met en place la règlementation sur les constructions et rénovations urbaines de la dite-zone.

Stupeur : l’adjointe à l’Urbanisme n’était même pas présente à l’une des commissions. Un comble quand Mme Henriet est censée présider, orienter les débats et donner les priorités de la ville !

Lionel Wastl, chef de l’opposition andrésienne, a donc interpellé le maire en conseil municipal sur ces absences répétées. Celui-ci n’a donné aucune justification aux absences de son adjointe à l’Urbanisme. Mme Henriet, en conseil, ne s’est pas justifiée.

L’adjoint aux Affaires scolaires absent des réunions scolaires

La ville d’Andrésy a une particularité unique en France : c’est la seule ville de plus 10 000 habitants à ne pas avoir d’adjoint exclusivement dédié aux écoles et aux affaires scolaires. Denis Faist est, en effet, en charge non seulement des affaires scolaires mais aussi... du budget et des finances de la ville. Soit les deux plus gros dossiers de la ville ! C’est dire si les écoles et l’enfance sont une priorité de la majorité actuelle d’Andrésy !

M. Ribault pense-t-il qu’il n’existe aucune compétence, dans son équipe, capable de gérer les affaires scolaires ?

Quoi qu’il en soit, la conséquence logique de cet état de fait déplorable, c’est que Denis Faist, Premier adjoint de la ville, n’a pas le don d’ubiquité. Il est donc souvent absent des conseils d’écoles, voire même des commissions scolaires qu’il est censé présider ! Les nombreuses interrogations des parents d’élèves ou des enseignants ne reçoivent aucune réponse de sa part.

Interrogé sur ce sujet en Conseil municipal, M. Faist s’est excusé en rappelant qu’il était pris dans des embouteillages, puis qu’il avait eu une panne d’essence... Il n’en reste pas moins que cette situation persiste depuis le début du nouveau mandat de Ribault.

L’adjoint aux Travaux et Espaces Verts incapable de répondre aux questions portant sur l’actuel chantier Trek’île.

Enfin, c’est Alain Mazagol qui s’est, encore, fait remarquer en Conseil municipal. Il s’est révélé incapable de répondre aux questions de Lionel Wastl, chef de l’opposition municipale d’Andrésy portant sur le chantier majeur actuel de la ville : la création du parc urbain de l’île d’Andrésy.

La mairie a t-elle signé une convention avec VNF pour installer des belvédères sur la servitude de marchepied ? Comment se fait-il que le cahier des charges ne soit pas respecté concernant le déblaiement des cheminements créés sur l’espace sauvage de l’île ? Comment expliquer la présence de véhicules motorisés sur la servitude de marchepied, alors que la loi l’interdit ? La mairie a-t-elle obtenue l’autorisation des propriétaires pour traverses les parcelles privées sur l’île ?

L’adjoint aux Sports absent le soir, présent le lendemain matin : Les élus de l’opposition AER se félicitent que Michel Marqué, absent à de nombreux conseils municipaux (notamment le dernier : 26/05/16) et commissions depuis plus d’un an, pour cause d’ennuis de santé, aille mieux. Michel Marqué, absent donc du Conseil du 26 mai, était présent, le lendemain matin, sur les marches de l’hôtel de ville, pour le départ des cyclistes d’Andrésy Cyclo pour la Pologne.

A toutes ces questions, Alain Mazagol a proposé un visage étonné - découvrant manifestement les problèmes. Les « Je ne sais pas » se sont enchainés puis, agacé, l’adjoint nous a répondu : « Demandez aux entreprises en charge du chantier ».

Lionel Wastl, toujours lors du Conseil municipal du 26 mai 2016, lui a rappelé à cette occasion que « c’est bien la ville d’andrésy qui est maître d’ouvrage ». toute illégalité constatée sur le chantier est de la responsabilité du maire. Alain Mazagol, adjoint aux Travaux, semblait le découvrir. Ce fidèle soutien de M. Ribault est aux affaires depuis maintenant deux mandats à Andrésy.

L’adjointe à l’Economie locale qui considère qu’il n’y a « rien à faire »

Si, demain, vous êtes élus : un bon plan. Demandez à obtenir la délégation « Economie locale » : une indemnité assurée pour un travail minimal !

C’est ainsi que Catherine Labourey, fidèle soutien de M. Ribault, se repose depuis un an et demi sur son poste d’adjointe à l’Economie locale. En 16 mois, l’adjointe a organisé... trois commissions, dont une juste pour se présenter.

Faut dire que l’économie locale c’est, primo, le petit commerce - mais ils sont indépendants et ont même créé une association pour animer la ville ; secundo, les grandes entreprises - mais cela relève de la compétence intercommunale. Sur ce point, rappelons que la majorité de M. Ribault ne développe aucune politique pour attirer les entreprises et dynamiser le tissu économique local.

Lors du Conseil municipal de Février 2016, Mme Labourey a été interpellée sur le déclin du marché et l’absence de réelle animation permettant de dynamiser les affaires. Soupirant, l’adjointe à l’Economie locale a simplement répondu que, de toutes façons, « il n’y avait rien à faire ; que le marché a toujours été comme ça »...

Circulez ! Y’a rien à voir !

Installés maintenant depuis 15 ans à la tête de la ville, constitués de 50% d’élus qui découvrent la ville, la majorité de M. Ribault se laisse aller. Rappelons que les maires-adjoints sont rémunérés 850 €/mois et les élus-délégués 450 €/mois. La loi rappelle que ces indemnités sont conditionnées par un travail municipal conséquent et réel.