Agrandissement de l’école Saint-Exupéry d’Andrésy : l’improvisation de la mairie

Lors du Conseil municipal de novembre dernier, la majorité municipale de M. Ribault rassurait les Andrésiens en affirmant qu’il n’y aurait aucun besoin de classes supplémentaires, suite aux 200 nouveaux logements sur la zone de l’ancien collège.

Quatre mois plus tard, la mairie doit agrandir dans l’urgence l’école Saint-Exupéry qui devrait accueillir les nouveaux enfants des nouveaux immeubles.

Les élus AER constatent la politique improvisée en la matière du maire et s’inquiètent des conséquences des flux supplémentaires vers le centre ancien et le groupe scolaire St Exupéry.

Les élus du groupe AER sont bien évidemment favorables à ce projet d’extension et de mise aux normes de l’école St Exupéry.

Nous reprochons suffisamment à la majorité municipale d’avoir d’autres priorités d’investissements que le scolaire, telles qu’un port de plaisance ou une promenade sur l’île, pour ne pas nous y opposer quand enfin l’équipe municipale s’en inquiète, malheureusement dans l’urgence par manque d’anticipation.

L’agrandissement de l’école... dans l’urgence

C’est cette « urgence » qui nous interpelle et nous inquiète pour ce qu’elle dit de la gestion de M. Ribault et de ses élus.

La signature des permis pour les constructions de l’ancien collège remonte au premier trimestre 2013 (voir point 6 du conseil municipal du 26 septembre 2013). La mairie sait donc depuis longtemps et avec certitude que 200 logements vont sortir de terre impliquant l’arrivée de familles et donc d’enfants en âge d’être scolarisés.

Comme d’habitude, M. Ribault et sa nouvelle adjointe à l’Urbanisme n’ont rien anticipé. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été sensibilisés à cette problématique par les parents d’élèves, les enseignants et les oppositions municipales d’hier et d’aujourd’hui.

Modification de la carte scolaire... dans l’urgence

La mairie d’Andrésy est donc contrainte, dans l’urgence, de modifier la carte scolaire pour opérer un changement d’affectation des nouveaux arrivants. Les Andrésiens habitant au-dessus de la voie de chemin de fer seront sectorisés à l’école Saint-Exupéry (en sous effectifs) pour alléger l’école Denouval (en sureffectifs).

La mairie d’Andrésy est aussi contrainte, toujours dans l’urgence, de modifier les infrastructures scolaires, la maternelle St-Exupéry et le réfectoire n’étant absolument pas dimensionnés pour recevoir plus d’élèves.

 En effet, après étude du cabinet de prospective concernant l’impact sur la population scolaire de la livraison des 200 logements de l’ancien collège, il a été déterminé un besoin de création de 1,3 classe en maternelle et de 1,8 classe en élémentaire avec des arrivées d’enfants de septembre 2015 à Janvier 2016.

Il y a 4 mois : tout allait bien

Nous sommes étonnés de ces nouveaux calculs car lors des débats sur les orientations générales du projet d’aménagement de la ville (PADD), débats qui ont eu lieu au CM du 7 novembre 2014, M. Ribault et sa majorité ont présenté les conclusions du cabinet d’expert SORAPA, mandaté par leurs soins, pour mettre en place ce PADD, premier document du futur PLU d’Andrésy.

 Ce cabinet (que les contribuables andrésiens ont financé) était notamment chargé d’estimer les besoins en infrastructures, équipements publics de la ville, au regard des objectifs de constructions de logements et donc d’accroissement démographique sur la ville pour la période 2014-2022.

 Et voilà ce que les experts mandatés par le maire ont affirmé lors de ce CM (PV : page 10 & 11) :

« On arrive à un besoin supplémentaire de 10 classes : il s’agit d’un calcul totalement théorique. Il ne tient pas compte forcément des modulations dans les classes actuelles.  Il n’y a pas un besoin immédiat de construction de 10 classes. Il n’y en aura peut-être pas besoin à l’horizon 2022, c’est à moduler dans le temps en fonction des effectifs actuels ».

Alors, effectivement on n’en a pas besoin pour 2022 mais pour… 2015 ! Et ces affirmations d’expert ne datent que de 4 mois !

Les élus d’Andrésy Énergies Renouvelées sont donc inquiets de la validité des estimations et projections présentées par ce cabinet d’expertise et par la majorité municipale : comment est-on passé, en l’espace de 4 mois, d’un « pas besoin de classe » à un besoin urgent de classes en plus à St Exupéry, conséquemment à un projet immobilier connu depuis plusieurs années ?

Nous sommes donc très inquiets de la façon dont la mairie compte faire face à l’afflux de nouveaux élèves dans le cadre des prochains programmes importants de constructions.

 Il faut rappeler que le projet immobilier à la gare d’Andrésy prévoit 200 à 250 logements qui dépendront, selon la nouvelle carte scolaire, de St-Exupéry (qui ne sera plus extensible) et que l’élémentaire Le Parc aura à absorber les enfants des futures constructions de la CCI (le réfectoire du Parc est déjà tout juste assez grand). 

Des travaux d’agrandissement pour... la rentrée de septembre

 Lors de la commission vie scolaire, l’adjoint aux Affaires scolaires, M. Faist, avait exposé l’urgence d’agrandir le réfectoire car ce dernier est déjà trop petit pour les effectifs actuels de maternelle.

 La majorité municipale est persuadée que ces travaux pourront avoir lieu durant les congés d’été. Cela signifie donc que : le cahier des charges des appels d’offres, l’étude de ces appels d’offres, la signature des contrats et la réalisation effective des travaux ne prendront que 6 mois.

C’est merveilleux….. mais hélas peu réaliste au regard des travaux du multi-accueil des Oursons ou des délais que la mairie indique aux écoles pour les travaux d’investissement de moindre importance que ces dernières réclament.

 Que se passera-t-il si les travaux du réfectoire ne sont pas finis pour la rentrée ?

M. Ribault et M. Faist prévoient aussi que les travaux d’agrandissement de la maternelle seront terminés pour fin décembre 2015. Là encore nous nous permettons d’en douter mais, quand bien même : pensent-ils vraiment judicieux d’installer une seconde classe de maternelle dans les locaux de l’élémentaire, en supprimant pour se faire la salle informatique ? N’aurait-il pas été possible, avec un peu d’anticipation, de mener les travaux du réfectoire et de l’agrandissement de l’école de façon concomitante sur les vacances d’été ?

Les flux automobiles dans le centre ancien

Les conséquences de la modification de la carte scolaire ne portent pas seulement sur les locaux des écoles, elles impacteront aussi les flux en ville.

Au lieu d’envoyer les futurs élèves dans une école facilement accessible à pieds, vous allez obliger les familles à prendre leurs véhicules pour venir en centre-ville, emprunter une route très étroite et sinueuse, pour déposer leurs enfants sur le trottoir, n’ayant quasiment pas la possibilité de tous se garer dans le quartier entre 8h20 et 8h40. 

Les flux routiers vont encore s’accroitre dans la minuscule Rue des Courcieux – accentuant les problèmes de nuisances pour les riverains et de sécurité pour tous.

Pauvre Rue des Courcieux...

Nous profitons de cette occasion pour rappeler que, depuis que la majorité municipale a rouvert la rue des Courcieux, côté rue de la Gare, celle–ci est devenue l’une des voiries les plus insécurisées de la ville.

M. Mazagol, adjoint aux Travaux, connaît bien cette rue : il a pu s’apercevoir du flux incessant des voitures, du stationnement anarchique qui empêche toute circulation piétonnière et notamment celles des personnes âgées des Magnolias ou des parents qui rentrent de l’école avec leurs enfants et leurs poussettes.

La rue des Courcieux est devenue une voie de passage presque aussi fréquentée que les quais alors que ce n’est pas sa destination et qu’elle n’est pas calibrée pour recevoir un tel flux routier.

La majorité a t-elle un projet de sécurisation de cette rue des Courcieux, pour le bien-être des riverains, des résidents des Magnolias et des familles de l’école St Exupéry ?

L’aspect financier des travaux de l’école Saint-Exupéry

Dans l’état actuel des chiffres qui nous ont été présentés, il restera à la charge directe d’Andrésy la bagatelle de 458.000 € :

Travaux H.T.

552.980 €

TVA non récupérable (environ 4%)

+22.120 €

Subvention

- 117.000 €

Total Ville

458.100 €

Rappelons que la DETR est elle aussi issue de nos poches puisqu’elle existe grâce aux impôts.

L’absence de Projet Urbain Partenarial

Les élus AER se demandent pourquoi le maire d’Andrésy n’a pas profité des dispositions du Projet Urbain Partenarial (PUP), qui permet le développement d’opérations privées nécessitant la réalisation d’équipements publics en autorisant la contribution contractuelle de l’opérateur privé au financement de ces équipements ? Le PUP permet d’intégrer à la convention des équipements de superstructures tels que des écoles, des stades, des centres culturels ou médicaux. La majorité municipale affirme y penser pour le projet de la gare, pourquoi ne pas l’avoir déjà appliqué pour l’ancien collège alors que le texte était déjà en vigueur (article 43 de la loi 2009-223 de mars 2009) ?

Pour conclure, les élus d’opposition AER souhaitent savoir si, un jour, le maire et sa majorité se soucieront, bien en amont, des difficultés que les nouveaux projets immobiliers impliquent pour le quotidien des concitoyens  : circulation en ville, scolarisation de leurs enfants dans de bonnes conditions, redimensionnement de l’école de musique et de danse, agrandissement de la bibliothèque.

M. Ribault et ses adjoints pourraient-ils prendre comme bonne résolution de ne plus attendre le dernier moment pour agir ?