Alain Mazagol : un maire-adjoint d’Andrésy qui dérape dans la presse

En deux articles et une semaine, Alain Mazagol, le maire-adjoint chargé des Travaux de la ville d’Andrésy, a battu tous les records d’incompétence : ses déclarations accumulent les bourdes et les propos diffamatoires.

Dans la Gazette du Val d’Oise du 3 février 2016, le bras droit de M. Ribault annonce la création de commerces sans aucune garantie, puis ne sait pas qu’il y a déjà une boulangerie à la gare.

Dans la Gazette du 27 janvier 2016, Alain Mazagol pense qu’on peut « remettre de la biodiversité » après avoir coupé des centaines d’arbres et d’arbustes et fini par accuser les riverains de l’île d’avoir « jeté dans la Seine 10 m3 de tuiles », sans aucune preuve !

 

Alain Mazagol : « plus nécessaire de traverser la ville pour acheter son pain »

Dans le numéro du 3 février 2016, le maire-adjoint aux Travaux présente le projet immobilier de la Gare (220 logements). Il affirme qu’une « boucherie, une boulangerie, une épicerie fine, un pressing, un fleuriste » s’installeront à la gare. Or, si des mètres linéaires seront bien réservés à des locaux commerciaux, ni la mairie, ni les aménageurs ne peuvent maitriser et choisir le type de commerce qui s’installera.

Il serait d’ailleurs très étonnant qu’un boucher s’installe à quelques centaines de mètres du supermarché Casino - celui-ci ayant déjà eu des conséquences fâcheuses sur le chiffre d’affaires de la boucherie du centre-ville.

Le maire-adjoint évoque une boulangerie : y en aurait-il deux à la gare dans quelques années ? Pas du tout : Alain Mazagol ne semble pas connaitre l’existence de la boulangerie... de la gare ! Le bras droit de M. Ribault déclare en effet dans le même article que « il ne sera plus nécessaire de traverser la ville pour aller chercher son pain » ! Les boulangers actuels de la Gare apprécieront !

Alain Mazagol : « ces habitants donnent des leçons mais jettent des tuiles dans la Seine ! »

Le maire-adjoint aux Travaux annoncent dans la presse (La Gazette du 27 janvier 2016) que le projet Trek’île sur l’île Nancy amènera à une « rénovation du pigeonnier ». Or, le même élu a affirmé le contraire lors du Conseil municipal d’Andrésy de septembre dernier : « Il n’y a pas de remise en état du pigeonnier, ni de bouchage de trous. Il n’y a pas de profondes moifications et travaux sur le pigeonnier ».

La question du pigeonnier est importante car il abrite actuellement sept espèces de chauve-souris, dont deux qui sont considérées comme « rares » en Ile-de-France.

Mais les élus d’Andrésy ont l’habitude des errances de M. Mazagol qui s’est souvent contredit en commission ou en conseil municipal sur le projet actuel de déforestation de l’île Nancy. C’est ainsi que le nombre d’arbres abattus a été compris entre « 6 et 12 » dans la bouche du maire-adjoint aux Travaux, selon les réunions. Mais la déclaration préalable des travaux précise « 35 arbres abattus ». Malgré les 20 000 m² rasés sur l’île pour créer une mare artificielle, le maire d’Andrésy a continué d’affirmer, en conseil municipal (4 février 2016), que seuls « 6 ou 7 arbres » avaient été abattus.

Panorama des travaux Trek’Île le 10 janvier 2016

 

Le maire d’Andrésy de la partie : bien qu’affirmant ne pas être au courant de ces articles de presse, Hugues Ribault est pourtant cité dans les deux articles de La Gazette. Et certaines de ces interventions méritent le détour. Ainsi, « la population ne doit pas se regrouper en centre-ville » : les commerçants du centre, déjà en situation précaire, seront ravis. Et puis, le maire préfère apparemment l’étalement urbain. Quant au projet actuel de déforestation de l’île Nancy, M. Ribault n’hésite pas à affirmer qu’il y a « le respect le plus total de la faune et de la flore de l’île » dans les actuels travaux qui ont pourtant entrainé la disparition de toute trace de végétation sur plus de 20 000 m² !

Très au fait des questions écologiques, le maire-adjoint aux Travaux (et aux Espaces verts) n’hésite pas non plus à affirmer que « la biodiversité de l’île sera remise comme dans le temps » ! Ainsi, voici comment on fait de l’écologie : on rase tout sur l’île puis on replante, tout en coulant une dalle de bentonite afin de créer une mare artificielle. Depuis le début des travaux de déforestation de l’île Nancy, la majorité d’Andrésy confond « espace naturel sauvage » (ici en voie de disparition) et « parc urbain »...

Le maire-adjoint aux Travaux est en butte à une forte opposition des Andrésiens contre ce projet Trek’île. Alors, Alain Mazagol règle ses comptes avec l’association Trank’île et les opposants au projet : « ces habitants donnent des leçons alors qu’ils n’hésitent pas à jeter 10 mètres cubes de tuiles dans la Seine... Quand on veut faire de l’écologie, on va jusqu’au bout ! ».

Les élus AER ont interpellé le maire sur cette grave accusation. Nous avons demandé à M. Ribault si sa municipalité avait une quelconque preuve pouvant étayer les affirmations de M. Mazagol. Le maire a répondu que non. Le maire-adjoint aux Travaux a donc diffamé publiquement, par presse interposée, les habitants d’Andrésy.

Le maire d’Andrésy n’était pas au courant des articles : non seulement, il ne contrôle pas sa majorité et les propos de son maire-adjoint, mais en plus il ne sait pas ce qu’on écrit sur sa ville dans la presse locale !