Andrésy 2014-2022 : + 23,2 % d’Andrésiens

PLU Andrésy 2014-2022

Le futur PLU table sur une croissance démographique sans précédent à Andrésy : près de 3000 habitants en plus, soit une augmentation de près d’un quart de sa population.

Au cœur du PADD (projet d’aménagement et de développement durable), un nouvel objectif qui dictera les règles du futur PLU d’Andrésy : l’accroissement de la population andrésienne pour tendre vers les 15 000 habitants. Soit 2 778 habitants en plus entre 2014 et 2022.

Mais ces 2 778 personnes en plus constituent un objectif plus ambitieux qu’il n’y parait : cela représente une augmentation de la population de 23,2 % ! Cette hausse est d’autant plus difficile à atteindre qu’il faut rappeler que la population andrésienne plafonne à 12 500 habitants depuis… près de 20 ans ! Andrésy stagne depuis 1990. Voir graphe.

L’histoire démographique de la ville

C’est entre les années 60 et 80 que le petit village d’Andrésy se transforme en une réelle ville de banlieue parisienne. Depuis, Andrésy ne croit plus.

Cette stagnation, voire cette baisse de la population (- 1,4 % entre 1990 et 2012), s’explique par les phénomènes de décohabitation (les enfants quittant le foyer familial, les couples qui se séparent davantage…) et de vieillissement de la population (avec davantage de personnes veuves). Le nombre de logements a beau augmenter, leur « densité » (c’est-à-dire le nombre de personnes par logement) baisse. Par ailleurs, l’offre résidentielle en petits logements reste insuffisante à Andrésy.

La politique d’urbanisation de toutes les municipalités qui se sont succédées depuis les années 80 a plutôt été extensive. Andrésy a, en effet, subi un étalement urbain se traduisant par une densité en baisse, de 1815 à 1770 hab/km². Ce grignotage de nos espaces verts doit être stoppé.

+ 23,2 % : le besoin en service public

L’objectif de croissance démographique soulève de réelles inquiétudes quant au maintien d’un service public communal de qualité. Car, si les recettes fiscales pourront augmenter grâce à cet accroissement de population, il y aura pour la commune des dépenses en hausse... D’autant qu’il est probable que la hausse des recettes soit plus modérée que celle des dépenses, parce qu’une part des nouveaux habitants paiera moins d’impôts locaux (les locataires des logements sociaux).

Ce nouveau PADD prévoit la création de 10 classes supplémentaires. Il faudra les construire… Or, les infrastructures scolaires sont déjà presque à saturation aux Marottes et à Denouval - avant même l’arrivée des nouvelles populations des immeubles en construction de la zone de l’ancien collège. Dans l’urgence, le maire vient d’annoncer un agrandissement de l’école Saint-Exupéry pour recevoir les nouveaux habitants des huit immeubles de la zone de l’ancien collège.

Les élus AER ont déploré que le projet d’aménagement (PADD) présenté au conseil municipal ne disait mot sur les autres dépenses induites par cet accroissement démographique.

Par exemple : quid des dépenses publiques supplémentaires, en matière de fonctionnement et d’investissement, liées aux besoins en infrastructure petite enfance, investissements de voiries, d’écoulement des eaux usés,… ?

De même, quel impact aura le supplément de population à Andrésy sur les carences déjà existantes en matière de professionnels de santé ? Quel impact sur les flux automobiles et les problématiques de stationnement - déjà vives dans certains quartiers de la ville ? Sur ce point, le plan local de déplacements était annoncé dès 2002 par M. Ribault. Il est devenu intercommunal et on attend toujours…

Enfin, face à l’augmentation prévue de la population et des flux de déplacements, le PADD pourrait réfléchir sur les modes partagés de mobilité douce qu’il faudrait favoriser sur Andrésy. Nous pensons notamment à l’usage raisonné de la voiture par des pratiques de véhicules en libre-service et autopartage.


En conclusion, le PADD présenté était très insuffisant pour répondre à l’objectif de croissance démographique sur la période 2014-2022. L’élaboration du PLU devra impérativement être plus précis sur les conséquences d’une augmentation de 23,2 % de la population andrésienne en huit ans.