AVAP d’Andrésy : la contribution et les propositions d’AER à l’enquête publique

Les élus d’Andrésy Energies Renouvelées (AER) ont déposé leur contribution à l’enquête publique portant sur la création d’une AVAP.

Vous trouverez l’intégralité de nos propositions dans cet article.

SYNTHESE de la contribution des élus municipaux « Andrésy Energies Renouvelées »

  1. Un périmètre AVAP d’Andrésy beaucoup trop important, au regard des communes voisines ayant aussi une aire de mise en valeur, en particulier au regard du niveau moyen de la richesse patrimoniale de la commune.
  2. Demande de suppression de la zone B 16 Nord : son intégration dans l’AVAP n’est pas justifiée et handicapera les propriétaires dans leurs travaux de rénovation. Intégrer ainsi une partie du quartier des Charvaux nord est arbitraire : le bâti en question n’a pas de valeur architecturale justifiant un classement en AVAP.
  3. Un périmètre souvent arbitraire qui exclut des rues ou des quartiers avec autant de richesses patrimoniales qu’ailleurs, et qui oublie des cônes de vue (zones B12 et B15), afin de ne pas freiner les projets immobiliers en cours de la municipalité, entrainant la destruction programmée de certains bâtiments remarquables de la ville d’Andrésy.
    Des cônes de vue oubliés démontrant une analyse sans projection dans le futur et non contraignant pour les deux plus gros projets immobiliers à venir.
  4. Des règles d’urbanisme AVAP excessives qui freinent la réhabilitation et la rénovation tant du bâtiment privé que des bâtiments publics.
  5. Une AVAP incompatible avec l’objectif du PADD n° 2.3.2 : « Conserver et mettre en valeur le patrimoine architectural et urbain », en raison de l’exclusion de 3 bâtiments remarquables de la commune d’Andrésy.
  6. Une AVAP incompatible avec l’objectif du PADD n° 2.3.1 : « Participer aux objectif du Grenelle de l’Environnement… » : la règlementation freine, voire interdit carrément la rénovation du bâti en éco-matériaux ainsi que le développement des économies d’énergie de l’habitat.
  7. Une AVAP incompatible avec les lois du Grenelle de l’Environnement : la règlementation de l’AVAP freine, voire interdit, les investissements en matière d’énergies renouvelables de l’habitat.

1/ Un périmètre AVAP Andrésy excessif représentant la moitié de la ville

Hors communes telles que Versailles ou St Germain-en-Laye qui ont vu la mise en place de secteurs sauvegardés pour des raisons patrimoniales et historiques, moins de 5 % des communes d’Ile-de-France ont une AVAP (11 étaient adoptées fin 2015, 53 en préparation[1] sur 1297 communes[2]). En général, il s’agit de villes à grande richesse patrimoniale en matière de bâti, le plus souvent constituées d’un centre-ville ancien de grande valeur.

Andrésy ne rentre pas dans cette catégorie de communes. Andrésy n’est pas une ville à haute valeur patrimoniale même si elle détient deux bâtiments classés « monuments historiques » et un monument inscrit qui sont éparpillés sur son territoire.

Dans les communes à forte valeur patrimoniale, la proportion de l’AVAP est faible. Elle se limite aux centres historiques ou aux quartiers à forte spécificité architecturale.

Le tableau ci-dessous présente les communes environnantes d’Andrésy qui ont voté une ZPPAUP. Seules Enghien, Monfort et Neauphle ont une proportion supérieure à 50%.

 

Historique de l’évolution des zones de protection sur Andrésy

1989  : La première ZPPAU est créée en intégrant tout le centre ancien, les berges de la rive droite et l’île Nancy.

2007 : le passage vers la ZPPAUP intègre la dimension paysagère de la loi du 8 janvier 1993. Les importantes zones qui sont ajoutées (en jaune) font doubler les emprises des zones protégées :

  • La forêt de l’Hautil est intégrée d’un bloc
  • Zone Robaresses / Rue d’Eylau
  • Bas Coteaux 

 

2016  : l’AVAP intègre encore plus de zones atteignant 50 % de la ville

Si la protection du tissu urbain historique autour du centre ancien, sur les berges, vers le quartier Fin d’Oise semble majoritairement justifiée, les zones dénommées « Entre Seine et Coteaux » (B 12 et B 15) sont plus contestables. Et que dire de la nouvelle zone B 16 intégrant une zone pavillonnaire d’après-guerre ?
(voir point 3. 3)

La présence de quelques villas et maisons de caractère nécessite-t-elle une AVAP, dont les conséquences pour tous les riverains vont être importantes ?

La superficie de l’AVAP d’Andrésy (ex ZPPAUP) est démesurée (la moitié de la ville) au regard d’un patrimoine architecturale faible.

L’extension de l’AVAP dans sa dimension paysagère par l’ajout de zones « vertes » (B16) nous semble ne répondre qu’à un impératif de figer les choses. Ces zones étant déjà classées N dans le PLU.

Le périmètre AVAP d’Andresy est vraiment excessif et n’apporte pas de justifications à cette croissance systématique de son périmètre depuis 1989.

2/ Réduire le périmètre AVAP : suppression de la zone B 16, nord

La zone B 16 (Les Coteaux de l’Hautil et le haut des Charvaux – voir schéma) est la partie ajoutée par rapport à la ZPPAUP. Cet ajout n’a pas de justification forte.

La zone B 16 a pour objectif de préserver des cônes de vues, des zones vertes remarquables et deux bâtis privés (dont une villa en meulière).

Concernant les espaces verts, rappelons que le PLU classe ce secteur en zone N dans sa quasi-totalité, protégeant déjà ces espaces à fort capital naturel.

Concernant les cônes de vues, le PLU peut inscrire les espaces concernés en « non constructibles ».

La zone B 16 intègre aussi une partie (et une seule) des pavillons individuels du quartier haut des Charvaux (rue de Penthièvre et seulement la partie nord de la rue de Thymerais) ainsi que des immeubles.

Ces pavillons, comme le rapport le précise, ont été « construits après 1945 et sont souvent modestes ». Ils ne recèlent aucune valeur architecturale particulière et ne méritent pas leur classement en AVAP, surtout quand on mesure le poids des contraintes d’urbanisme qui s’abattront sur les propriétaires de ces pavillons.

Par ailleurs, en intégrant cette zone pavillonnaire, l’AVAP englobe aussi des immeubles qui n’ont absolument aucune valeur architecturale. Ils ne sont d’ailleurs mentionnés dans aucun rapport de l’AVAP (notamment le diagnostic ville).

En conséquence, les propriétaires de ces pavillons et appartements, souvent issus des classes populaires ou moyennes, devront subir les exigences de la règlementation de l’AVAP en matière de rénovation du bâti, freinant, par là-même, la rénovation du quartier.

Nous demandons, en conséquence des points 1 & 2, l’exclusion du périmètre AVAP de toute la zone B 16, au nord de la RD 55.

3/ Une délimitation du périmètre arbitraire qui épargne les grands projets immobiliers, quitte à ne plus faire fonction de « protection du patrimoine »

En acceptant le choix de protéger 50% de la ville, quels ont été les critères pris en compte pour délimiter le périmètre ? Plusieurs zones sont en effet contestables par l’incohérence et l’illisibilité des critères qui leurs sont appliqués.

3.1 ) Zone B 12 : Rue Maurice Berteaux et anciens bâtiments SNCF

Rue Maurice Berteaux

Si le quartier de la rue Maurice Berteaux peut être protégé au nom d’un certain nombre de « villas en meulière ou en moellon calcaire », pourquoi exclure le côté pair de la rue Maurice Berteaux ?

Une rue n’est ni vue ni vécue que sur un seul de ses côtés... Surtout, la rue a une grande cohérence architecturale sur ses deux côtés, jusqu’à la rue de Chanteloup.

Dans la ZPPAUP de 2007 la rue Maurice Berteaux était d’ailleurs marquée sur toute sa longueur comme « Itinéraire de découverte du patrimoine »[1]

 

Nous demandons que la partie paire soit intégrée à l’AVAP comme précisé sur le schéma ci-dessous.

Anciens bâtiments SNCF

Par ailleurs, l’AVAP ne protège pas les anciens bâtiments SNCF (hors gare) qui ont une haute valeur historique.

La halle à marchandises SNCF, construite côté quai de Paris, a été construite en 1898. D’une architecture industrielle typique de l’époque, avec ferronnerie, briques et meulières, elle est un témoin précieux du passé d’Andrésy. Beaucoup de halles à marchandises ont été déjà détruites en Ile-de-France. Il est impératif de protéger et de réhabiliter la halle d’Andrésy. Notons que celle de la gare de Triel a été réhabilitée et fait office de salle communale (espace Rémi Barrat).

La halle à marchandises faisait partie intégrante de la ZPPAUP jusqu’en 2007 date à laquelle elle a curieusement été sortie sans aucune justification. Un projet immobilier est aujourd’hui prévu à sa place et sur la partie de la zone violette accolée à la gare.

Nous demandons la réintégration de cette halle à marchandises, dernier vestige industriel après la destruction des bâtiments industriels de la clouterie Johnson[2] pour la réalisation d’un supermarché il y a quelques années.

 

En conclusion sur la zone B12,notre proposition de modification :

Les zones à ajouter sont indiquées en vert.

 

3.2 ) Zone B 15 : Rue des Robaresses et anciens bâtiments de la CCI

La zone B 15 contient la plus grande incohérence de l’AVAP : celle-ci n’intègre pas les bâtiments de la CCI.

Rappelons que l’AVAP a pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti ».

En accord avec l’inventaire du patrimoine[3], le PLU voté en 2015 fait référence à « L’ancienne ferme-école de la Chambre de Commerce » comme « Elément remarquable à protéger »[4].

« L’ancienne ferme-école de la Chambre de Commerce de Paris qui date des années 1920 environ et dont le bâtiment subsiste encore aujourd’hui. Cette dernière comportait à l’origine un belvédère alors surmonté d’un campanile. Au-dessous se trouvait un garage à camion qui a été transformé en bureaux. Les pièces du rez-de-chaussée, ancienne sellerie, vacherie et écurie, devraient être transformées en réfectoire et ateliers. Enfin, à l’étage où régnait un grenier, se plaça les dortoirs. » (Andrésy, projet PLU 2014, rapport de présentation, p. 244)

Le jardin est également répertorié au PLU et associé par un leg à ce bâtiment. Il est composé de plusieurs arbres remarquables et fait partie, comme d’autres jardins environnants (résidence Bel Air) de ces anciennes demeures, des jardins remarquables créés au cours du XXème siècle.

Face à ce bâtiment, persistent les derniers ateliers de la ville (photo de droite) avec des toits en shed qui sont voués à la destruction en 2018 s’ils ne sont pas protégés. Ces ateliers, avec leur toit en zigzag, ont une haute valeur architecturale et méritent une protection. Ces ateliers sont inscrits dans l’Inventaire du Patrimoine de l’Ile-de-France [5] :

« L’atelier de menuiserie a été construit dans les années 1950 avec des toits en shed. »

 

Ne pas inscrire dans la zone ces bâtiments et son jardin serait en contradiction avec le PLU et l’objectif d’une AVAP et décrédibiliserait l’ensemble des choix faits par ailleurs dans cette AVAP.

Nous demandons donc l’intégration de ces deux bâtiments, et du jardin, dans le périmètre de l’AVAP.

 

3.3 ) Incohérence des cônes de vue

La définition des cônes de vue semble s’être faite en s’appuyant sur l’existant mais nous souhaitons souligner ici certains oublis notables notamment dans l’oubli de projets de constructions impactant directement les vues. La mairie est bien entendu très au fait de ces projets.

Port Seine Métropole Ouest

Début 2019 doit débuter le chantier de construction du Port Seine Métropole Ouest[6] qui doit débuter en 2019 pour se terminer en 2040… Ce projet prévoit en particulier la création d’une darse permettant l’accès au port.

Comme on le voit sur le schéma ci-dessus une passerelle (3) est prévue qui doit permettre le passage des piétons et vélos au-dessus de la darse et qui sera un « espace de confort ». Compte tenu du fait que le tirant d’air sur cette partie de la Seine est de 7 à 9 m, le point le plus haut sera au minimum de 7 m par rapport à la berge, donnant une pleine vue sur Andrésy et le massif de l’Hautil et un point de vue comparable à ce que l’on voit depuis les autres ponts de la Seine.

Pourtant aucun point de vue vers la ville d’Andrésy n’a été matérialisé alors que si l’on superpose même approximativement le projet PSMO au PLU on s’aperçoit que la passerelle est sur le territoire andrésien…

Nous demandons que soit intégrée une vue vers la ville depuis la future passerelle (qui pourra être numérotée 12)

Le pont de Fin d’Oise

Un cône de vue est posé sur le pont de Fin d’Oise. Pourtant lorsque l’on consulte la synthèse des études des cônes de vue on s’aperçoit qu’aucune photo du point de vue numéroté 28 [7] sur la carte n’a été intégrée à ce projet.

Nous ajoutons donc la photo manquante (ci-dessus) sur laquelle se détache un bâtiment en tôle grise sur la gauche de la Résidence Bel Air. Ce bâtiment est situé sur les terrains de la CCI déjà mentionnés précédemment.

On s’interroge dès lors sur l’oubli de cette photo qui met en évidence la visibilité de ce bâtiment haut et peu élégant. On s’interroge un peu plus lorsque l’on sait que ce bâtiment est voué à la destruction pour être remplacé par un vaste projet immobilier de 289 logements. Le bâtiment gris en question devant être remplacé par un bâtiment de type R+3 de 12 mètres au faîtage.

On continue de s’interroger lorsque l’on s’aperçoit que l’AVAP (et, avant elle, la ZPPAUP) contourne consciencieusement les terrains de la CCI (cf. point 3.2) sur lesquels ce projet doit commencer à prendre forme dès fin 2017.

On s’interroge un peu plus encore lorsque l’on se rend compte que le point de vue depuis la darse donne également sur ce même terrain et permet de voir :

  • le même bâtiment gris sous un autre angle (grosse flèche violette) ;
  • un nouveau bâtiment qui sera également remplacé par un R+3.

Les deux étant traités dans des tons très clairs (blanc-beige) selon les derniers éléments du projet présenté par l’architecte début décembre.

Comment de tels éléments peuvent-ils avoir été oubliés et ne pas être pris en compte alors qu’ils seront visibles au quotidien par la population d’Andrésy, Conflans et d’Achères ?

On ne peut qu’être tenté de rapprocher ces « oublis » de l’exclusion de la halle marchandise pour faire place à un projet immobilier de 250 logements autour de la gare d’Andrésy (cf. point 3.1).

Nous nous interrogeons sur les contraintes qui sont imposées à la population au regard des oublis et exclusions de l’AVAP qui laissent le champ libre à des projets immobiliers importants sans aucune contrainte d’insertion dans le patrimoine et le paysage

4/ Une règlementation restrictive qui freine et bloque l’amélioration de l’habitat et la rénovation du patrimoine public

4.1 ) La difficile amélioration de l’habitat privé découlant de l’AVAP

Si l’on peut accepter que les bâtiments exceptionnels et remarquables ne puissent subir aucune modification, les restrictions pour toutes les habitations dans le périmètre AVAP sont contestables, tant elles sont nombreuses :

  • Protection des cônes de vues ;
  • Extensions et surélévations quasi impossibles ;
  • Restrictions sur les matériaux, façades, volets, … menuiserie obligatoire partout…
  • Interdiction de supprimer lucarnes, souches de cheminées : toiture en l’état primitif…
  • Restrictions sur les abris de jardin
  • etc.

L’AVAP d’Andrésy édicte des contraintes énormes aux habitants qui souhaitent faire des travaux (pose d’un velux, extension, changement de matériaux jusqu’à la pose d’un simple abri de jardin, isolation par l’extérieur, …). L’effet de ces contraintes se voit démultiplié par le périmètre de l’AVAP qui impacte la majeure partie de la population andrésienne.

Le coût financier de ces contraintes empêche un certain nombre de propriétaires de réaliser des travaux de rénovation. Ceci est préjudiciable à leur bien mais tout autant au quartier qui voit se dégrader l’habitat quand l’objectif primordial était de le protéger.

Or, lorsque ces bâtiments sont restaurés, la standardisation des matériaux, le goût pour la symétrie, la recherche du moindre coût,.. tous ces facteurs se conjuguent pour entraîner une uniformisation, encore aggravée par les règlements d’urbanisme.[8]

4.2 ) Le non-respect des règles de l’AVAP (et ZPPAUP) des bâtiments publics

La règlementation de l’AVAP freine aussi la municipalité dans les travaux d’entretien de son patrimoine historique. Les budgets Travaux seraient trop importants au regard du budget de la commune.

Deux exemples particulièrement symboliques :

  • Le Moussel – Fiche patrimoine 11 : « Les travaux de rénovation du Moussel ne sont pas entrepris faute de moyens. La villa demeure une coquille vide en plein centre-ville. »

 

  • L’ancienne gare du tramway – Fiche patrimoine 62 : « Ce batiment s’abime et la mairie d’Andrésy déroge aux objectifs édictés par la ZPPAUP (et la présente AVAP) dans les fiches patrimoniales. »

Les objectifs de l’AVAP ne sont pas remplis : « prévoir l’aménagement des abords,… conserver les croupettes, modifier la clôture… » (page 67)

On le voit : la mairie est la première à se retrouver victime de ses propres exigences fixées par les ZPPAUP antérieures. Si la mairie n’est pas en mesure de s’acquitter de ses obligations comment peut-elle prétendre l’imposer à la population ?


5/ Un projet AVAP incompatible avec le PADD d’Andrésy 

5.1 ) L’incompatibilité avec l’objectif : « Conserver et mettre en valeur le patrimoine architectural et urbain »

Le PADD d’Andrésy, voté le 7 novembre 2014, dans le point 3.2) de l’objectif 2 (« Maintenir l’écrin naturel et patrimonial identitaire d’Andrésy ») se donnait comme objectif de « conserver et mettre en valeur le patrimoine architectural et urbain » de la ville.

Or, l’AVAP exclut du patrimoine bâti ancien à haute valeur architecturale :

  • Gare SNCF : halle à marchandises (1898)
  • Ancienne ferme-école de la Chambre de Commerce de Paris (1920)
  • Jardins de la ferme-école de la Chambre de Commerce de Paris (1920)

(voir points 3.1 et 3.2)

Dans ces conditions, le projet AVAP contredit l’un des objectifs du PADD (Conseil municipal du 7 novembre 2014), inscrit dans le Projet PADD (page 24).

5.2 ) L’incompatibilité avec l’objectif : « Participer aux objectifs du Grenelle de l’Environnement en améliorant la performance énergétique et environnementale des bâtiments »

Le PADD d’Andrésy, voté le 7 novembre 2014, dans le point 3.2) de l’objectif 3 (« S’engager vers la constitution d’un territoire durable ») se donnait comme objectif de « participer aux objectifs du Grenelle de l’Environnement en améliorant la performance énergétique et environnementale des bâtiments » de la ville.

La règlementation des zones inscrites dans l’AVAP freine ou empêche tous les investissements en matière d’économie d’énergie et d’écoconstructions.

Pour toutes les zones AVAP, les restrictions empêchent de facto tout urbanisme durable.

5.2.1 ) L’AVAP freine la rénovation énergétique des bâtiments

· « Les isolations par l’extérieur » ne sont pas autorisées de facto car elles doivent être « compatibles avec la conservation de l’intégralité du décor extérieur ».

5.2.2 ) L’AVAP freine les investissements en économies d’énergies de l’habitat 

· « Les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques » accumulent les restrictions et sont quasi impossibles à installer en AVAP.

Les panneaux solaires ne doivent pas être visibles de la voie publique, intégrés dans le toit, en un seul tenant, avec une superficie maximale d’un tiers de la toiture, et avec installation technique installée dans les combles…

De fait, cela empêche une très grande majorité d’habitations d’y songer.

· Pour les abris de jardin : les gouttières et tuyaux ne sont pas autorisés. En conséquence, les systèmes de récupération des eaux pluviales sont largement freinés.

Ainsi, tout effort en matière de gestion durable de l’eau, de production locale d’énergies renouvelables, d’investissements en éco-matériaux sont quasi impossibles dans le périmètre AVAP.

Toutes ces caractéristiques d’un urbanisme écologique et durable sont freinées ou bloquées par les règles d’urbanisme édictées dans l’AVAP.

Nous demandons l’allègement de ces contraintes afin que l’AVAP se mette en accord avec le PADD et ses exigences de développement durable.

Nous demandons l’allègement de ces contraintes afin que l’AVAP se mette en accord avec les lois du Grenelle de l’Environnement, obligeant les communes à « favoriser le développement des énergies renouvelables » [9]

La mairie ne semble pas apprendre de ses erreurs passées. Comme souligné précédemment, la multiplication des contraintes n’amène pas un meilleur respect des règles, bien au contraire.