Citallios, l’aménageur de Bédier fait main basse sur Andrésy

Peur sur la ville : un seul et unique aménageur aura la très grande responsabilité de dessiner l’Andrésy du XXIème siècle.

Citallios est l’aménageur retenu pour les 280 logements du projet urbain de la Chambre de Commerce (rue des Robaresses).

C’est le même qui vient d’être sélectionné pour la création du quartier résidentiel de la gare (près de 300 logements) entre les rues JP Rameau et M. Berteaux.

Citallios est l’aménageur public, bras armé de MM. Bédier et Devedjian pour la réunification des 78 et 92. Il est présidé par Pierre Bédier (LR), président des Yvelines.

Outre cette dimension politique, ce qui peut inquiéter c’est qu’une société ait ainsi le monopole exclusif de la construction et de l’avenir urbanistique d’Andrésy. L’absence de concurrence n’est jamais saine...

Enfin, sur ces 600 logements, aucune innovation en matière d’éco-urbanisme n’a été proposée... Ce sont deux gros projets urbains qui tournent le dos au XXIème siècle.

Projet immobilier Avenue des Robaresses : Citallios

C’est l’aménageur public, présidé par Pierre Bédier (LR, président du conseil départemental des Yvelines), qui a en charge la construction du projet immobilier situé sur les terrains du CFI (Centre des Formations industrielles) appartenant à la CCIP (Chambre de Commerce et d’Industrie Paris Île-de-France), avenue des Robaresses.

Il s’agit d’un projet de 290 logements sur 3,41ha dont 35% de logements sociaux. Au départ, 200 logements minimum étaient prévus au PLU.

Le début des travaux est prévu fin 2017, début 2018.

Voir, pour plus de détails :
http://www.andresy-energies-renouvelees.com/seconde-reunion-d-information-aux-441.html

Projet immobilier Gare : Citallios

L’autre grand projet immobilier de la ville, autour de la gare SNCF d’Andrésy, sera aussi piloté par Citallios. Il prévoit un peu moins de 300 logements, des commerces, une crèche privée, un parking payant... Il a été adjugé au même aménageur après un curieux appel d’offres.

Curieux appel d’offres

En effet, pour un tel projet, seules deux sociétés sont parvenues à la dernière étape de l’appel d’offres de ce marché public : outre Citallios donc, il y avait aussi une offre de Nexity.

Mais, à la lecture des deux projets, on se demande s’il y a vraiment eu un match entre les deux groupes. En effet, Nexity a cumulé les défauts qui ne permettaient pas sa sélection.

Le projet présenté par Nexity ne respectait pas le cahier des charges de la municipalité d’Andrésy. Par exemple, le projet ne prévoyait aucune « progressivité des hauteurs » exigée par le maire, rue JP Rameau : dans cette rue, au début du projet (vers l’ancien collège), le cahier des charges exigeait des pavillons, puis des R+1 et enfin des R+2+A en arrivant vers la gare. Nexity démarrait immédiatement par des immeubles. De même, le descriptif des ilots urbains prévus était très imprécis.

Pire : Nexity ne respectait pas certains point du Plan Local d’Urbanisme, notamment en matière de nombre de stationnements.

Enfin, Nexity a refusé toute modification de son projet, après les remarques de la mairie d’Andrésy.

Bref, c’est à se demander si Nexity souhaitait vraiment remporter ce marché, car la société ne s’est pas du tout battue sur ce projet. Pour les connaisseurs des marchés publics, en matière d’aménagement urbain, ce comportement est très étrange.

Le résultat est donc que Citallios a le monopole du développement urbain sur la ville. Et c’est un aménageur public, coaché par le président du département Bédier.

Quand on connait les inimitiés fortes entre le président du 78 (qui est aussi vice-président de notre interco, GP&SO) et le maire d’Andrésy (Hugues Ribault a été mis sur la touche dans le conseil communautaire et fait dorénavant partie d’un groupe d’opposition à l’exécutif Bédier/Tautou), on peut être inquiet sur les plus-values que pourrait apporter Citallios à ces deux projets qui brillent déjà par l’absence de critères de développement durable. Tout cela démarre mal...