Commerce local : le maire d’Andrésy reprend la proposition des élus AER

Lors du Conseil municipal du 9 novembre 2017, le maire d’Andrésy a été obligé de déclarer que le contrat passé avec un cuisiniste pour étude sur le commerce de la ville (23 400 €) était illégal. Le contrat a été cassé et la somme non versée.

Cette troisième étude sur le commerce local, sans que les deux premières ne se soient concrétisées par une quelconque action de la municipalité en faveur du commerce de proximité, avait été à l’origine d’échanges très violents entre le maire et les élus AER lors du conseil municipal de septembre.

Finalement, le maire d’Andrésy a annoncé qu’il reprenait la proposition des élus AER de faire appel à un manager de ville issu de la chambre de commerce.

Lors du conseil municipal de septembre, les élus AER avaient découvert un sacré pot-aux-roses : le maire d’Andrésy s’apprêtait, par exercice de délégations, à payer un cuisiniste 23 400 € pour réaliser une étude sur le commerce local andrésien, en grandes difficultés ces temps-ci. Ce cuisiniste était la société Archipel.

Il s’agissait de la troisième étude lancée par la majorité de M. Ribault, alors que les deux premières ne s’étaient concrétisées par aucune action d’envergure de la municipalité. Pire : cette troisième étude qui avait démarré reprenait les actions proposées dans les deux premières, et même des actions supprimées par la mairie d’Andrésy, comme le marché de Noël.

S’en était suivis des échanges verbaux extrêmement tendus entre Annie Minarik, notre élue AER qui avait enquêtée sur cette affaire, et le maire Hugues Ribault. Lire notre enquête : « Le maire fait appel à un cuisiniste pour étudier le commerce local d’Andrésy ».

Le maire fait amende honorable

Un conseil municipal plus tard, le maire a fait amende honorable : il a annoncé avoir stoppé l’étude en question et ne pas avoir payé les 23 400 €. Il n’est pas allé jusqu’à remercier les élus d’opposition AER mais a tout-de-même déclaré, sur un ton agacé : « Vous devriez être content, nous allons reprendre votre proposition ».

Cette proposition consistait à faire appel à un « manager de ville ». Les villes de Conflans et d’Achères ont ainsi noué un partenariat qui met à leur disposition un « manager de ville », employé par la CCI, qui est ensuite rétribué par les 2 villes (30 000 euros annuels pour un plein temps, divisés par le nombre de communes participantes).

Comment le maire, son adjoint aux Finances et les services de la ville ont-ils pu laisser passer un tel contrat ? Mystère. Seul le maire serait de toute façon à même d’exiger de passer par la société Archipel, en court-circuitant le service Economie locale de la ville.

Une illustration de la gestion non seulement autocratique mais aussi douteuse du maire d’Andrésy que les élus AER condamnent régulièrement dans les commissions et les conseils municipaux.