Hugues Ribault pousse vers la sortie son adjointe à l’Urbanisme

Le maire a poussé vers la sortie son adjointe à l’Urbanisme, Valérie Henriet, après 29 mois d’errements, caractérisés par son absence dans des réunions et des commissions très importantes. Ses absences étaient particulièrement gênantes dans le contexte du changement de Plan local d’urbanisme de la ville.

Les élus AER avaient depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme. Ce départ est une preuve supplémentaire de la faiblesse de l’équipe municipale actuelle et son incapacité à gérer une commune de 12 000 habitants.

Le maire d’Andrésy se recroqueville dans son pré carré en nommant un élu issu de sa vieille garde : Jean-Claude Anne.

Le maire pousse à la sortie son adjointe à l’Urbanisme absentéiste

Lors du Conseil municipal du 29 septembre 2016, Valérie Henriet, la maire-adjointe à l’Urbanisme a démissionné de l’ensemble de ses délégations (« Urbanisme » et « Environnement »). Elle a été poussée vers la porte par le maire, Hugues Ribault. Mme Henriet reste néanmoins élue dans la majorité municipale.

Les élus AER sont heureux de constater que l’ex maire-adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement a enfin pris conscience de son impossibilité à faire face à la charge de travail que requiert le poste d’adjoint à l’urbanisme.

29 mois d’errements à la tête de l’Urbanisme

Il est, par contre, regrettable que cette démission arrive si tardivement, c’est-à-dire 29 mois après la nomination.

29 mois pendant lesquels l’adjointe à l’Urbanisme a limité ses interventions à la simple lecture des délibérations concernant sa délégation (la lecture des PV l’atteste). Quant au volet « Environnement », Mme Henriet, que le maire avait choisi de nommer, est restée muette – preuve éclatante du désintérêt absolu par le maire et sa majorité pour les questions écologiques touchant Andrésy.

29 mois toujours, de présence inégale sur le terrain et dans les réunions de travail. Les élus AER avaient d’ailleurs rappelé lors du CM du 26 mai dernier l’absence de l’adjointe à l’Urbanisme à des réunions aussi importantes autour de la mise en place de l’AVAP. Depuis, tous les élus avaient encore pu constater l’absence de l’adjointe à l’Urbanisme à une nouvelle réunion très importante : la réunion publique avec les riverains concernant le projet immobilier de la CCI (rue des Robaresses).

Certes, les élus d’une ville ont tous leurs indispositions et leurs empêchements, tant personnels que professionnels, mais cela reste et doit rester exceptionnel, encore plus pour le troisième élu le plus important d’une commune, après le maire et l’adjoint aux Finances.

Une majorité municipale affaiblie

Les nombreuses absences de l’ex adjointe à certaines réunions publiques et probablement à bien d’autres réunions internes montrent la légèreté avec laquelle le maire, Hugues Ribault, a distribué les postes après les élections, faisant fi des capacités de certains à assurer leur mission. Cette légèreté est particulièrement inexcusable sachant que la commune s’engageait sur de gros dossiers techniques comme la révision du PADD, du PLU et la refonte de la ZPPAUP en AVAP. Est-il nécessaire aussi de rappeler les offensives tout azimut de la majorité municipale sur le terrain de la construction : projet CCI, projet Gare, préemptions aux 4 coins de la ville … en vue de satisfaire aux objectifs ambitieux d’augmentation de près de 30% de la population que le maire s’est assigné dans le nouveau PLU ?

Les errements de la majorité municipale de M. Ribault confirment, s’il en était encore nécessaire, la faiblesse des compétences de son équipe. D’autant que les trois-quarts des adjoints de M. Ribault lors de son précédent mandat (2008-2014) ont rejoint l’opposition LR emmenée par Virginie Muneret, lors des Municipales de 2014.

29 mois et 25 000 €

Mais qu’aurait dit le maire actuel, si Lionel Wastl et son équipe avaient été élus aux affaires et qu’ils avaient désigné l’adjoint à l’Urbanisme avec autant d’amateurisme ? Les élus de l’opposition n’auraient même pas accordé l’excuse du premier mandat. Et ils auraient eu raison...

Les élus AER, lors de ce conseil municipal de rentrée, ont espéré que le nouvel adjoint à l’Urbanisme nommé, Jean-Claude Anne, sera disponible, travaillera ses dossiers, si possible en concertation avec les élus de l’opposition, et se donnera les moyens pour gérer les lourds dossiers de la ville. Nous espérons que le nouvel adjoint sera à la hauteur de ses… indemnités. Car les Andrésiens viennent de verser, en net, 850 €/mois pendant 29 mois (soit près de 25 000 €) à une adjointe-fantôme.

Enfin, Lionel Wastl et les élus AER ont rappelé à M. Ribault que le 

code général des Collectivités précisait que l’indemnité versée aux maires-adjoints devait être « la contrepartie de l’exercice effectif de ses fonctions ».