La CA2RS de MM. Tautou et Ribault disparait sur un bilan proche du néant

Lors du Conseil municipal de novembre dernier, le maire d’Andrésy a fièrement présenté le rapport d’activité 2014 de notre communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) – le dernier avant sa dissolution forcée dans l’immense intercommunalité « Seine et Oise », de Mantes à Poissy, imposée par la droite yvelinoise de MM. Bédier et Tautou.

L’analyse détaillée du bilan économique de la CA2RS démontre avec éclat l’incapacité de son président, Philippe Tautou, et de ses adjoints (les maires des communes) à avoir créé un territoire efficace, satisfaisant un service public de proximité.

Un échec de la gouvernance de M. Tautou, au moment où celui-ci tente de prendre le contrôle de notre future intercommunalité à 73 communes…

La CA2RS : pure création politique

La CA2RS est une création purement politique du député-maire, Pierre Cardo, qui souhaitait créer son fief en 2006. A 6 puis à 12 communes, notre intercommunalité, maintenant présidée par Philippe Tautou (maire de Verneuil), a réussi l’exploit de n’intégrer aucun de nos pôles économiques et bassins de vie : Poissy, Conflans et Cergy.

La CA2RS va donc disparaitre pour laisser la place au Grand Paris Seine et Oise, de Mantes à Poissy, en passant par Andrésy. La disparition de la CA2RS n’est pas un regret pour les contribuables qui se souviendront surtout de la hausse de leurs impôts en 2014, suite à une décision de Philippe Tautou, votée des deux mains par tous les maires de l’interco. En matière d’efficacité et d’économies d’échelle, le bras armé de Pierre Bédier sur le territoire des deux rives de Seine n’aura rien montré.
 

Philippe Tautou et ses « grands projets »

JPEGDans son éditorial, Philippe Tautou cite les projets 2014 : le château Ephémère, le Cœur vert (plantation de miscanthus sur la plaine polluée de Chanteloup) et le Parc du Peuple de l’Herbe (Carrières). Un résumé symptomatique d’une interco qui n’a jamais réussi à répondre aux besoins de ses habitants. Car, en quoi ces sympathiques projets ont-ils amélioré la vie de tous les jours des habitants ?

Le fameux écopôle, entre Triel, Carrières, Chanteloup et Andrésy, reste largement une coquille vide si on laisse de côté les entreprises parapubliques qui s’y sont installées. Toujours sur l’écopôle, le rapport 2014 cite « un engagement d’une étude de pré-programmation » et une « étude sur la gestion future des espaces verts » : effectivement, comme il est souvent affirmé dans le rapport, « on avance » !

 

La voirie : plus rien pour Andrésy

La CA2RS a la compétence voirie. En 2013, elle a financé une grande part de la rénovation du centre-ville d’Andrésy (3 millions d’€ sur... 300 mètres). Notre ville a absorbé sa quote-part et doit se limiter maintenant à la portion congrue (un seul investissement en 2014).

Le rapport 2014 rappelle que la CA2RS a financé la requalification de l’entrée de ville de Triel – pourtant refaite il y a moins de 10 ans…
 

L’écologie en trompe l’oeil de la CA2RS

La CA2RS tente, comme chaque année, de se donner une image écologique. Le rapport n’y va pas avec le dos de la cuillère : la CA2RS se caractériserait par une « politique d’éco-exemplarité ».

Pour cela, la CA2RS déclare, pour 2014, trois actions. D’abord la distribution de composteurs aux habitants ayant fait la demande. Mais quels en sont les résultats ? Comment concilier cette action avec la collecte des déchets organisée sur les villes gérées par le SIDRU ? Car si un composteur permet d’en réduire la quantité, la collecte par les bennes du SIDRU a un effet inverse. D’autant que les déchets verts ne sont pas réutilisés par les communes du syndicat !

Deuxièmement, la CA2RS a proposé des « ballades thermiques » pour constater l’état d’isolation de certains bâtiments collectifs. Et ensuite ? Une action concrète a-t-elle été proposée pour remédier à ce problème, touchant particulièrement les logements sociaux de nos communes ?

Enfin, pour donner un peu de contenu à cette année 2014, les services de M. Tautou déclarent avoir organisé… un « concours de dessin chez les écoliers ». En effet : « on avance »...

En matière écologique pourtant, force est de rappeler que Philippe Tautou est favorable aux projets routiers (A104 et pont d’Achères/Andrésy) ou que nos communes sont aspergées, deux fois l’an, de désherbant chimique pour des trottoirs et des rues « propres et nettes »…
 

Le bilan Tautou/Ribault c’est la forte hausse de la masse salariale communautaire

Censée réduire les dépenses, notre structure intercommunale se caractérise par une forte augmentation de la masse salariale : + 13,2 % en 2013, puis + 15,6 % en 2014.

Aucun compte-rendu, ni justification ne sont donnés dans le rapport 2014. En conseil municipal, le maire d’Andrésy a tenté de justifier cette hausse des dépenses du personnel : « la CA2RS est un territoire à projet ».
 

Le développement économique : 2 % des dépenses d’investissement

Hélas, l’analyse du budget de la CA2RS infirme complètement cette défense : le « développement économique » en 2014 n’a représenté que 2 % des dépenses d’investissement de la CA2RS, contre 28 % en « acquisition de bâtiments municipaux ». M. Tautou se fait, sur cette question, bien discret : il faut rappeler que le candidat à la présidence de l’interco Seine et Oise a dépensé pour 4,6 millions d’€ dans l’acquisition, d’un bâtiment pour le nouveau siège de la CA2RS – alors même que celle-ci était vouée à disparaitre, réforme de la carte intercommunale oblige.

Ce nouveau bâtiment, situé sur l’écopôle, est à moitié vide. Avec la nouvelle interco, dont le centre sera situé à l’est, vers Mantes-la-Jolie, parions que les bâtiments de la CA2RS resteront déserts…
 

Le bilan Tautou/Ribault : hausse des impôts

L’analyse du budget Fonctionnement laisse apparaitre une hausse de 7 millions de recettes, issues des taxes locales qui ont été augmentées, en 2014. Les contribuables ont vu leurs impôts augmenter pour financer la gestion calamiteuse de M. Tautou et des vice-présidents de la CA2RS (qui ont tous voté cette hausse d’impôts).

JPEGLes recettes de fonctionnement sont donc passées de 45 à 55 millions d’€, entre 2013 et 2014 et la part des impôts de 48 à 54 % du total des recettes.

Nous sommes loin de la promesse du président de la CA2RS d’augmenter les recettes « sans ponction fiscale sur les contribuables des 12 communes » (rapport d’activité 2011) !

Parallèlement, les dépenses de fonctionnement ont continué à progresser en passant de 42 à 45 millions, soit une hausse de 6 % de 2013 à 2014. Aucune économie de personnel en vue, ni synergie en matière de fonctionnement…


Une CA2RS qui avance ? La comparaison des rapports d’activité 2013 et 2014 en dit long sur la façon dont Philippe Tautou et ses vice-présidents se moquent des habitants. Ainsi, tant en 2013 qu’en 2014, le rapport annonce fièrement, dans ses bilans, la « réalisation d’observatoires du logement social en lien avec l’AUDAS ».
En matière Transport, on avance aussi : en 2013, la CA2RS « approuvait » le « schéma directeur » des circulations douces de la CA2RS ; en 2014 la CA2RS « approuvait » le « calendrier de mise en œuvre des circulations douces » ! On avance !

En 2013, M. Tautou « étudiait  » la restructuration du réseau de bus « à l’horizon 2020  » ; en 2014, M. Tautou « valide  » mais… « à l’horizon de 2022  »  !
Quand on vous dit qu’« on avance » !…

2006-2014 : quel bilan du candidat Tautou à la présidence de l’interco Seine-Oise ?

2006-2014 : quel bilan peut-on tirer de l’intercommunalité des Deux Rives de Seine ?

La CA2RS est une structure créée par les élus de droite : la seule commune de gauche du territoire, à l’époque, avait refusé d’y adhérer, en 2006 (Vernouillet). Notre interco n’a pas généré d’économies d’échelle : les impôts intercommunaux ont augmenté, les impôts communaux ont augmenté parallèlement (à Triel, à Andrésy,…).

Au moment où Philippe Tautou ambitionne de gérer une intercommunalité non plus de 12 communes mais 73, on peut s’interroger sur ses capacités à mener à bien cette mission.