La dégradation de la situation budgétaire d’Andrésy : jamais la faute de la majorité municipale !

Débat d’orientation budgétaire 2015

Lors du débat d’orientation budgétaire 2015, les élus AER ont analysé les choix budgétaires de la majorité de M. Ribault.

Dans un contexte d’austérité nationale, avec baisse des dotations de l’Etat, pourquoi la majorité municipale persiste t-elle dans ses choix superflus (extension ile Nancy, port de plaisance) tout en refusant tout effort financier pour accompagner la réforme des rythmes scolaires ?

De la pertinence du choix des sources

D’abord, comme chaque année, nous déplorons l’angle politique que vous prenez pour présenter l’environnement économique et social national. Chaque année, vous choisissez bien vos sources pour que le tableau économique et social de notre pays s’accorde avec votre positionnement idéologique. Cette année encore, vous présentez aux élus une analyse de Rexecode, l’institut d’analyse économique proche du milieu patronal et du MEDEF, dont le président est un proche de Nicolas Sarkozy.

Il est d’ailleurs à souligner que lorsque ce même M. Sarkozy était au pouvoir et avec un bilan économique négatif, votre majorité (pour le DOB 2012) s’appuyait sur l’analyse de la Loi des finances 2012 présentée par le ministère de l’Economie du gouvernement Fillon. Ce qui vous permettait de présenter un tableau optimiste de la France.

 

Il serait temps d’éviter ces biais politiciens et que vous nous présentiez objectivement la situation économique et financière de la France. Pour cela, vous avez les économistes de l’INSEE et leurs Notes de conjoncture reconnues pour leur rigueur et leur objectivité.

 

 Bientôt une absence de capacité d’autofinancement

Concernant la ville d’Andrésy :

Nous maintenons la position de campagne d’Andrésy Energies Renouvelées et de celle du vote du budget 2014 par les conseillers municipaux d’AER. Nous ne vous suivrons pas dans votre vision budgétaire pour notre ville d’Andrésy.

Pour ce nouvel exercice budgétaire vous reprenez les mêmes recettes à savoir :

  •  Augmentation des charges de fonctionnement car vous ne maîtrisez pas les coûts de maintenance et de fonctionnement de vos projets vite ficelés. Vous n’avez pas non plus anticipé les évolutions réglementaires qui vont faire croître les charges de fonctionnement ;
  • Baisse des recettes de fonctionnement car vous n’avez pas anticipé les modifications structurelles des sources de recettes, ni anticipé les changements de notre société. Vous avez transféré les excédents de fonctionnement des belles années en investissement sans faire les interventions nécessaires pour l’avenir.

Vous commencez ce nouveau mandat en ne vous remettant pas en cause. Tout va bien : bâtissons !

Pour illustrer nos propos, vous nous proposez une projection du budget municipal de fonctionnement entre 2014 et 2019 qui montre que vous allez présenter un budget de fonctionnement 2015 qui ne serait pas équilibré. Un tel laxisme ou mépris, c’est écœurant !

 

 Les propositions de AER

Nous sommes une équipe qui est prête à gouverner et voici ce que nous ferions :

Arrêt des projets inutiles et superflus pour notre ville et nos concitoyens. Parmi eux, deux projets majeurs : projet d’extension de l’Ile Nancy, projet de la marina.

Pourquoi ? Car ces projets ne vont pas rendre plus de services aux Andrésiens mais vont créer de nouveaux problèmes (litiges avec les riverains, nouveaux coûts de fonctionnement et de maintenance à payer par nos impôts, problèmes de stationnement et de circulation, pression fiscale maintenue car les subventions sont nos impôts).

A partir des excédents de fonctionnement et de la plus-value obtenue de la vente du terrain de l’ancien collège, nous pourrions rembourser par anticipation une partie de la dette générée par le projet pharaonique de Diagana et le coût des expropriations (de 300 000 €) pour lesquelles vous avez été condamnés par la justice ainsi que par le projet d’aménagement de la phase 2 du centre-ville. Le poids des intérêts sur le budget fonctionnement diminuerait et faciliterait la mise en équilibre. Ce sera l’occasion de se rendre compte des conditions de sortie que vous avez négocié avec les banques.

L’urgence d’une ville en transition

Nous pourrions démarrer un plan pluriannuel de rénovation des bâtiments sous la responsabilité de la ville avec un fort accent sur les économies d’énergie et l’accès pour tous.

Il est urgent de diminuer le poste énergétique qui pèse sur nos finances de fonctionnement. Ne pas entretenir régulièrement les bâtiments revient à avoir de grosses dépenses à réaliser et représente un manque de respect pour les utilisateurs et usagers. Les collectivités se doivent d’être exemplaires aux regards des réglementations et l’accès pour tous à tous les bâtiments publics en fait partie. Les écoles ont été les victimes de votre politique budgétaire de douze années.

L’éducation passe aussi par les moyens en espaces, matériels et locaux mis à la disposition des enfants et des pédagogues. Un effort exceptionnel sur plusieurs années sera également apporté pour l’éducation.

 

Dépenses de fonctionnement : ne pas condamner la revalorisation des catégories C

Nous nous réjouissons de la réévaluation des salaires des catégories C. Si les charges de personnel pèsent si lourdement aujourd’hui sur les comptes de fonctionnement 2014 c’est bien le résultat du recrutement des 12 dernières années et d’un manque de transferts de compétences municipales vers notre EPCI, la CA2RS, dont M. le maire est pourtant l’un des vice-présidents.

Enfin, nous regrettons l’absence d’un projet pédagogique sur les rythmes scolaires mis en place dans notre ville alors que le maire-adjoint aux finances et aux écoles s’acharne à nous prouver que cette réforme coûte chère.

 

Gel des dotations publiques : le gouvernement a bon dos...

 

Pour réduire la dette publique, la LPFP prévoit une réduction des dépenses de 50 milliards d’euros entre 2012-2017, soit pour les collectivités territoriales une première baisse en 2014 de 1,5 milliard d’euros puis 11 milliards d’euros répartis entre 2015, 2016 et 2017, soit 12,5 milliards d’euros.

Pour mémoire, en 2010, le président Sarkozy, annonçait le gel des dotations publiques à 50,4 milliards d’euros pour les années 2011, 2012 et 2013. Ce que la RGPP a mis en œuvre dès 2011.

Ensuite le candidat Sarkozy, dans ses propositions de campagne, annonçait un retour à l’équilibre budgétaire de la France pour 2016 grâce à un effort de 115 milliards d’euros sur 4 ans. Dans le détail, 40 milliards d’euros concernaient les services publics qui se répartissaient entre 16 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de fonctionnement et d’intervention de l’état et les transferts qui sont versés aux collectivités territoriales. 6 autres milliards d’euros obtenus avec la RGPP.

En 2014, le futur candidat de la droite à l’élection présidentielle annonce son programme pour 2017. Nicolas Sarkozy souhaite réduire les dépenses publiques de 110 milliards d’euros en cinq ans. Pour cela, la fonction publique et les collectivités locales seraient mises au régime. Soit 60 milliards de plus que le plan annoncé par le gouvernement actuel qu’il juge trop timoré pour espérer redresser les comptes publics !

En conclusion, et parce que décidément vous ne pouvez vous empêcher de faire de la politique politicienne dans un débat d’orientation budgétaire qui ne concerne que la ville d’Andrésy, comment expliquez-vous que vous déploriez le plan d’économies de 50 milliards mis en œuvre par le gouvernement Valls, alors que votre candidat de 2012 en prévoyait un de 110 mds d’€ ???

La majorité municipale : éternelle victime !

M. Faist, M. Ribault, hier vous vous présentiez en victime d’un système intercommunal qui avait décidé d’augmenter les impôts, alors même que vous faites partie de l’executif de notre CA2RS et que vous avez voté les hausses d’impôts au niveau intercommunal.

Aujourd’hui vous vous présentez à nous en victime d’un système politique national qui impose des économies aux collectivités locales…

Quelle hypocrisie dans votre démarche car depuis que vous êtes élus à Andrésy vous n’avez cessé de dépenser l’argent des contribuables Andrésiens et Français à travers les subventions pour des projets au-dessus de nos moyens et au-delà de nos besoins.

Vous n’avez pas cru en la mutualisation des coûts avec la communauté d’agglomération car vous n’avez transféré que les compétences de voiries, ce qui a eu un faible impact sur les charges de personnel.