La mafia Bédier a investi notre intercommunalité.

Pierre Bédier, chef du département, a placé tous ses hommes dans l’executif de GPSO, jusqu’à ses apparatchiks.

Le grand manitou du 78 a aussi été sans pitié pour tout ceux qui ont osé soutenir l’autre candidat de la droite, M. Martinez (UDI).

Quant à la gauche départementale, elle a décidé de ne plus jouer son rôle d’opposant et a fait alliance avec Pierre Bédier.

Andrésy, 10ème ville de l’interco, n’obtient aucun des 19 postes de l’executif (15 vice-présidences et 4 délégués).

La mafia Bédier a investi notre intercommunalité. Le Président du département, repris de justice, a placé ses amis dans 13 des 15 vice-présidents de la nouvelle interco Andrésy/Mantes, appelée pompeusement Grand Paris Seine-et-Oise (GPSO).

Un tiers de l’executif aux mains des conseillers départementaux de Bédier

Alors qu’il n’est que simple conseiller municipal de Mantes, Bédier s’est auto-parachuté 3ème vice-président de GPSO. Dans l’executif, on y retrouve pas moins de 5 conseillers départementaux - tous LR. Notre interco est devenu l’antichambre du conseil départemental : face à la disparition inéluctable des départements, Pierre Bédier a placé ses amis dans GPSO dans une stratégie de retrait avec indemnités.

GPSO, la gauche vendue à Bédier : beaucoup d’élus socialistes et communistes avaient déjà surpris leurs populations en votant favorablement la création de GPSO lors des conseils municipaux. Ils ont ensuite négocié avec Pierre Bédier des strapontins rémunénérés et laissé faire le président du 78 : les maires des Mureaux et de Limay se retrouvent ainsi récompensés de deux vice-présidences. Le maire de Mangnanville (PCF) récupère - lui - une délégation avec indemnité. Questions simples : comment la gauche locale pourrait-elle jouer son rôle d’opposant en ayant intégré l’executif de Pierre Bédier ? Cela ne les dérange-t-il pas de constater que le deuxième groupe politique de GPSO dont son candidat, M. Martinez, a obtenu 40% des voix à l’élection du président, n’ait reçu de Bédier aucune place dans l’executif ?

En plus de la sénatrice LR et maire d’aubergenville (Sophie Primas, championne des cumuls de mandats et des indemnités dans GPSO), Pierre Bédier a récompensé ses amis. En premier lieu, son ancien vice-président au conseil départemental, Philippe Tautou, devenu président de GPSO.

Les apparatchiks LR récompensés et aux commandes de GPSO

Mais pas seulement : en 8ème vice-président, on y retrouve Suzanne Jaunet qui est vice-président du parti Les Républicains dans les Yvelines. Il faut savoir aussi récompenser les apparatchiks du parti !

Pierre Bédier, après avoir placé ses amis-élus, a intégré dans l’executif sa garde rapprochée politique. Ainsi, on retrouve en 9ème vice-président un obscur conseiller municipal délégué de Mantes-la -Jolie : Jean-Luc Santini. Oui mais voilà : il appartient au groupe politique municipal de Pierre Bédier (« Mantes Unie »).

Toujours la garde rapprochée avec le 11ème vice-président : PY Dumoulin, simple maire-adjoint à Rosny. Oui mais voilà : il était le remplaçant de Pierre Bédier aux dernières élections départementales !

Les 4 derniers vice-présidents à l’étiquette DVD sont quatre supporters de Pierre Bédier qui ont voté en faveur de son candidat, M. Tautou à la présidence de GPSO.

GPSO est aux mains du chef du 78 : Pierre Bédier y a placé ses hommes. Restent les deux vices-présidences à la gauche : mais MM. Garay et Roulot sont-ils irréprochables (voir encadré) ?

Pendant ce temps-là, Andrésy - dixième ville la plus importante de GPSO sur 73 communes - est absente des 15 postes executifs.