La majorité de M. Ribault loin de la parité et loin du « renouvellement » promis

Avec le départ de Valérie Henriet du poste d’adjoint à l’Urbanisme, remplacée par Jean-Claude Anne, la majorité de M. Ribault ressemble à une assemblée d’hommes, déjà élus lors du précédent mandat, voire même depuis 2001.

En 2014, Hugues Ribault, candidat, avait promis une liste « sans étiquette » : il a repris son étiquette Les Républicains.

Hugues Ribault, candidat, avait aussi promis une liste « renouvelée » : 8 adjoints sur les 9 étaient déjà élus avant 2014 et déjà adjoints pour la plupart.

Quant aux femmes, elles sont releguées aux dernières places : seul un tiers des adjoints est féminin.

Réélu avec seulement 37 % des suffrages exprimés, Hugues Ribault avait fait beaucoup de promesses sur sa gouvernance. Aucune n’a été tenue. L’éviction de sa nouvelle adjointe à l’Urbanisme, remplacée par un fidèle de toujours, Jean-Claude Anne, parachève le travail (lire notre article : http://www.andresy-energies-renouvelees.com/hugues-ribault-pousse-vers-la.html)

 

La promesse d’une majorité municipale « sans étiquette »

Hugues Ribault, à la fin de son second mandat, devait laisser la place à son adjointe à l’Urbanisme, Virginie Muneret. Il s’est finalement représenté, quitte à voir les trois-quarts de ses adjoints filer avec celle qui, de surcroît, obtenait l’investiture du parti (Les Républicains - LR).

Sans étiquette, Hugues Ribault, qui s’était présenté à toutes les élections sous les couleurs de l’UMP/LR, a cru avoir une idée de génie : il se présenterait sous l’étiquette... d’Andrésy. Notamment pour se positionner « au-dessus » des autres et des partis.

C’est ainsi que sa communication de campagne, lors des Municipales 2014, insistait beaucoup sur son absence d’appartenance partisane. Le tract du premier tour des Municipales 2014 affirmait que « loin des manoeuvres et des turpitudes politiciennes, nous avons choisi de n’avoir qu’un seul but, qu’un seul parti. Notre parti c’est Andrésy ! ». Ou encore, dans son tract présentant son programme pour 2014-2020 : « Pas d’idéologie, ni de considération politicienne ».

Talonné par la liste officielle LR après le premier tour, son tract du second tour enfonçait le clou : « Andrésy Dynamique (la liste de Mme Muneret, NDLR) est une liste politiquement marquée à droite. Notre liste, sans étiquette, [est] centrée sur Andrésy ».

Mais il n’a pas fallu attendre trois mois, après son élection, pour que M. Ribault reprenne... son étiquette LR et sa carte - qu’il avait déchiré. Dès le mois de juin 2014 Hugues Ribault et certains de ses adjoints pouvaient réapparaitre dans toutes les réunions de circonscription des Républicains. Une première promesse non tenue (voir : http://www.andresy-energies-renouvelees.com/aer-seule-opposition-a-la-majorite.html)

 

La promesse d’une majorité municipale « renouvelée »

Le candidat-maire a aussi surfé sur le refrain connu du « renouvellement dans la continuité ». Il fallait de toute façon compenser la fuite des cerveaux vers son nouvel ennemi : la candidate LR...

Ainsi, M. Ribault, lors de son tract du premier tour, annonçait la couleur : « [Ma] liste a de nouveaux candidats, dont la jeunesse, le talent, le dévouement et le désir d’engagement permettront de créer un nouvel élan pour la future action municipale ».

L’adjointe à l’Urbanisme débarquée faisait partie de cette jeunesse talentueuse de M. Ribault... Avec son départ, les chiffres sont cruels pour le maire d’Andrésy : huit des neuf maires-adjoints étaient élus sous le mandat précédent, voire depuis 2001 ! C’est le cas du nouvel adjoint à l’Urbanisme, Jean-Claude Anne qui fait partie de sa « vieille garde » l’entourant depuis 2001.

Où sont donc ses élus « jeunes et talentueux » ? Au fond de sa liste, sans responsabilité, ni indemnité. C’est la majorité silencieuse de M. Ribault qui vote d’une seule main à chaque conseil et à qui on ne demande rien. Trois d’entre eux ont néanmoins été désignés « élus délégués » avec une indemnité de 350 € / mois. Mais ils ne sont pas maires-adjoints (indemnité nette = 850 €).

En définitive, les « anciens » trustent les postes et... 90% des indemnités distribuées par le maire - celui-ci ayant refusé la proposition des élus AER de distribuer une indemnité de 150 € / mois à tous les 33 élus du conseil, en baissant de 10 à 20 % les indemnités des adjoints et du maire.

 

Une majorité municipale très loin de la parité

Avec le départ de Mme Henriet et son remplacement par M. Anne, voilà la majorité de M. Ribault qui s’éloigne encore un peu plus de la parité.

Seuls un tiers des maires-adjoints sont des femmes. Pire : les trois premières places dans l’exécutif sont trustées par des hommes. Il faut attendre le quatrième rang pour voir poindre la première femme : Mme Gendron.

Rappelons que si la loi impose une liste paritaire aux élections municipales, une fois élu, rien n’empêche l’édile de positionner les hommes avant les femmes. C’est ce que ne s’est pas gêné à faire Hugues Ribault.

Et à la lecture des délégations de la gente féminine de la majorité municipale, on peut constater que les maires-adjointes se cantonnent à leurs domaines traditionnels : social, enfance, culture...

Lionel Wastl, au nom des élus AER, avait déploré l’absence de parité en conseil municipal. M. Ribault, toujours droit dans ses bottes, avait répondu que « ces choix ont été faits en concertation et avec l’accord des femmes de [sa] majorité municipale »... Nous voilà rassurés...

 

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