Le maire d’Andrésy lance une étude sur le commerce local en faisant appel à un... cuisiniste !

Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, et sa majorité ont laissé déperrir nos commerces locaux depuis qu’ils sont élus en 2001.

Depuis 2012, le maire a lancé trois études, sans concrétisation. La dernière date de juillet dernier.

Alors que pour lutter contre la désertification de leur centre-ville, Conflans et Achères mutualisent leurs moyens en s’attachant les services d’un manager du commerce CCI, M. Ribault, lui, passe commande d’une étude sur nos commerces à un… cuisiniste !

Récit et preuves à l’appui.

Nous publions l’intervention d’Annie Minarik, élue AER, au conseil municipal du 17 septembre 2017.

[Mise à jour du 2 octobre] Quelques jours après notre intervention en CM nous apprenons la fermeture définitive du Point Virgule en centre-ville...

Lors de la séance du conseil du 5 juillet, que nous venons d’approuver, vous nous avez informés d’une action lancée depuis le mois de mai concernant le développement du commerce de la ville avec une société privée (voir notre article : « Une troisième étude sur le commerce local en six ans ! »).

Lors de ce conseil, je vous avais posé plusieurs questions sur le prestataire choisi, la société Archipel Art Déco (sise à Jouars) et demander la remise de documents sur ce sujet.

A la suite de ce conseil et à ma relance par mail le 17 juillet, je reçois de vos services, le 20 juillet le bon de commande ainsi que la proposition d’accompagnement du développement du commerce de la ville

Un cuisiniste pour sauver le commerce local andrésien !

A la réception du bon de commande très succinct concernant Archipel et sans aucune mention légale concernant celle-ci, je demande le jour même un complément d’informations, à savoir codes siren et TVA de la société Archipel.

Réponse confirmée le 22 aout par vos services, la commande est bien effectuée auprès de la société Archipel ART DECO qui n’est autre qu’un... cuisiniste. Remarque que nous vous avions déjà faite lors du conseil du 5 juillet 2017.

 Société Archipel-Art-Déco
- SIRET n°482284098 00019,
- SIREN n° 482284098,
- n° de TVA intracommunautaire : FR15482284098
  1. Pouvez-vous nous expliquer la démarche qui consiste à passer commande d’un projet d’accompagnement pour le développement du commerce de la ville à un cuisiniste ?
  2. Pourquoi la prestation de Mme Bonnier n’est-elle pas facturée directement à son cabinet ? D’ailleurs, avez-vous vérifié, comme vous vous y êtes engagé, l’existence réelle de son cabinet ?
  3. Quel est le lien entre Mme Bonnier et ce cuisiniste ?

Une troisième étude en six ans qui propose des actions... supprimées par le maire depuis 2008 !

D’autre part, je tiens à vous faire part de mon grand étonnement quant au contenu du document.

En effet près des trois-quarts des actions à mettre en œuvre sont reprises, comme AER le mentionnait, de l’Agenda 21 et du contrat de centre-ville avec le département que vous aviez passé ! C’est très cher payé pour du copier-coller...

Aucune étude n’est proposée dans le document, adaptée aux différents quartiers et pôles commerciaux d’Andrésy et rien sur les problématiques liées aux stationnements.

Pire : comment peut-on prendre au sérieux, la proposition de « création d’un site internet » et exiger sa mise à jour régulière par les commerçants, alors que le site de la ville, (qui soit dit en passant est régulièrement piraté par le chinois « Babyface ») propose lui-même un répertoire des activités commerciales d’Andrésy en renvoyant vers l’ancien guide pratique de la ville, Edition 2015-2016 ?

Et cerise sur le gâteau, les types de formations qui y sont proposées comme : « améliorer la qualité de l’accueil, des services et des produits » ou encore « donner de la formation aux commerçants pour la décoration de leur vitrine »... Autant de propositions risibles quand on sait que vous les avez supprimées !!!

Ainsi, vous rappelez-vous de toutes ces actions que vous avez abandonnées depuis 2014 et qui animaient l’activité commerciale de la ville ?

  • Fête de la ville : abandon du concours culinaires et des belles vitrines ;
  • Abandon de la chasse aux œufs et du marché de Noël ;
  • Abandon des Printanières pour les commerçants sédentaires

Une étude qui se finit en 2017 alors qu’elle est censée couvrir le projet immobilier Gare de 2021

D’autre part, si l’on reprend votre intervention au conseil municipal du 5 juillet, vous expliquiez que c’est le projet immobilier de la gare, de ces commerces et ses services et surtout, je vous cite, « on a un problème très particulier, c’est de ne pas faire de bêtises sur l’aménagement de la gare. C’est cela qui nous a motivé à passer ce contrat avec ce cabinet ». Or, ce contrat s’étale sur une période de 10 mois à partir de septembre 2017, il ne couvre donc pas la période du projet immobilier de la gare prévu pour 2021 qui justifie la priorité de votre choix !

L’absence du maire-adjoint à l’Economie locale, tant sur la ville qu’à l’interco

Lors des Rencontres du territoire GPS&O – notre interco - du 15 septembre, à la table ronde du développement économique animée par Mr Bédier , il a clairement été annoncé la création d’une Société d’économie mixte (SEM) dans le but de revigorer les centres-villes commerciaux. La SEM se rendrait propriétaire de locaux commerciaux, afin d’y attirer de nouveaux magasins grâce à des loyers moins élevés.

Pourquoi ne pas décider de travailler dans le cadre du projet de la gare avec l’aménageur du département Citallios, dont le président est précisément M. Pierre Bédier ? Projet prévu pour 2021 et qui comportera une zone commerciale de 1000 m2 de commerces et de services.

Table ronde, à laquelle, d’ailleurs, aucun de vos élus, aucun membre de la commission économie locale, ni même la maire adjointe n’était présent, ce qui ne nous a d’ailleurs pas vraiment étonné. 

Au regard de ce qui est exposé précédemment, AER demande donc l’annulation de cette commande et l’abandon de ce projet de développement du commerce de la ville, et ce pour plusieurs raisons :

  • L’opacité du dossier et nos doutes en matière de légalité de votre action ;
  • Un contrat qui ne couvre pas la période du projet Gare, pourtant censé être votre objectif prioritaire ;
  • La redondance avec les études précédentes de 2012 et de 2015 sans qu’aucune action sérieuse ne soit menée depuis par votre municipalité ;
  • Le manque total d’information et de concertation avec les élus municipaux de la ville. Preuve en est : aucune commission n’a été réunie sur le sujet ;
  • La très faible valeur ajoutée qu’elle représente au regard de son coût important.
     

Une maire-adjointe à l’Economie locale aux abonnées absentes depuis son élection en 2014

Mme Labourey a été désignée, en 2014, maire-adjointe à l’Economie locale. Depuis son élection, pratiquement aucune commission n’a été organisée. Aucun projet n’a été proposé.

Par ailleurs, la maire-adjointe n’a même pas prévenue que le mairie payait 23 400 € une société (de cuisine) pour une enième étude sur le commerce local. La taxe sur les friches commerciales n’a pas fait l’objet d’étude et d’information envers les élus de la commission Economie locale.

Dans ces conditions, et au regard du manque total de travail de Mme Labourey, et alors qu’elle est rétribuée mensuellement par les contribuables andrésiens, les élus AER réitèrent leur demande démission de Madame Labourey de son poste de Maire adjointe à l’Economie locale, Animation commerces et Services.