Le Parc des Vikings : une illustration des méthodes autocratiques du maire d’Andrésy

La création d’un nouveau parc urbain, situé au pied des nouveaux immeubles de l’ancien collège, a été l’occasion de constater que, même lorsqu’ils le souhaitaient, le maire, Hugues Ribault, et sa majorité étaient absolument incapables de concerter avec les Andrésiens.

Le choix du nom de ce parc devait être laissé à l’initiative des habitants de la ville, sous forme de sondage. Il s’est décidé finalement dans le bureau du maire, sans même informer les élus de la ville.

Le nouveau parc urbain a été créé entre les nouveaux immeubles construits rue Jean-Philippe Rameau, à la place de l’ancien collège, et les pavillons existants. L’objectif était d’isoler les habitations existantes des huit nouveaux immeubles sortis de terre.

Il a coûté à la ville 250 000 €. Restait à trouver un nom à ce nouveau parc. Alors, M. Ribault a tenté la démocratie participative : il a proposé que ce soient les habitants qui choisissent son nom. Mais voilà : on ne se transforme pas du jour-au-lendemain en maire ouvert au débat public. Hugues Ribault a échoué à chaque étape de « sa » concertation.

Recueillir les propositions des habitants... ainsi que leurs coordonnées

Première étape : le recueil des propositions. La majorité municipale aurait pu penser à un coupon-réponse dans le Journal municipal, ou une boîte aux lettres recueillant les propositions au marché, aux gares, dans le quartier concerné... Non, le maire a voulu faire simple et pas compliqué : un sondage sur le site de la ville. Tant pis pour les Andrésiens non connectés, notamment les personnes âgées.

Plus gênant : ce sondage nécessitait obligatoirement de laisser une adresse émail. Ce qui a découragé un certain nombre de personnes et, surtout, créé une véritable suspicion sur le degré de récupération politique de ce sondage par l’équipe de M. Ribault : laisser un courriel est un bon moyen de se constituer un fichier politique en vue des futures élections locales. Enfin, l’obligation de laisser des coordonnées doit obtenir l’accord de la CNIL.

Les élus AER ont demandé au maire de justifier ce choix. C’est son fidèle lieutenant, l’adjoint aux... Espaces Verts, Alain Mazagol, qui nous a répondu : « nous demandons,, dans le sondage les coordonnées des Andrésiens qui proposent un nom pour les contacter ensuite et les inviter à l’inauguration ». Espérons qu’ils ne seront pas trop nombreux...

Pas de « Parc Renefer » : décision du maire !

Deuxième étape : le dépouillement des réponses. Le maire, en Conseil municipal, a regretté un « nombre important de réponses différentes ». Il découvrait qu’un sondage ouvert, sans propositions préalables faites par le sondeur, était la porte ouverte à l’imagination plus ou moins débordante des Andrésiens.

Troisième étape : le choix des Andrésiens. En effet, le maire s’est retrouvé face à une soixantaine de propositions différentes. Parmi elles, certaines pouvaient faire l’unanimité en raison de leurs références historiques liées à Andrésy : parc de la Belle Otero, parc Renefer... Les élus AER ont à nouveau constaté que l’intérêt particulier du maire passait avant l’intérêt des Andrésiens. Alors que Renefer est probablement l’artiste le plus réputé d’Andrésy, au prétexte que M. Ribault entretienne des relations exécrables avec l’association Renefer, ce peintre n’a pas été retenu. Il mérite au moins cent fois d’être honoré par sa ville. Pas pour M. Ribault.

Aucune concertation, ni information aux élus : c’est le maire qui décide !

Quatrième étape : l’accord du Conseil municipal. Celui-ci devait donner son accord au nom choisi. Les délibérations sont envoyées 5 jours avant le conseil : c’est une obligation. Celle concernant la dénomination du nouveau parc est arrivée chez les élus sans... proposition. Et ce n’est que le jour du Conseil municipal que M. Ribault proposait un nom : le « parc des Vikings ».

Non seulement le maire n’avait pas communiqué aux élus, dans les délais légaux, le nom du parc, mais en plus, les élus apprenaient que le choix définitif était celui... du maire, en raison de la trop grande diversité des réponses du sondage ! Hugues Ribault a néanmoins tenté de justifier son choix, notamment en rappelant que les vikings étaient sur les armoiries de la ville, et que cette proposition avait quand même été faite parmi la soixantaine de réponses obtenues.

Les élus AER ont refusé de participer à ce vote, considérant cette délibération entachée d’illégalité. Les élus AER ont déploré ce simulacre de concertation.

Anecdotique, cet épisode n’en est pas moins symbolique d’une municipalité qui semble incapable de développer une démarche de concertation locale.

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