Le point sur Trek’Île au 15 octobre 2016

Commencés depuis fin novembre 2015, les travaux d’aménagement d’une zone humide artificielle et de sentiers de randonnées, dits Trek’Île, sont à l’arrêt.

Le parc urbain sur l’île d’Andrésy devait ouvrir le 14 juillet dernier.

En conseil municipal, M. Mazagol, maire-adjont aux Travaux, a indiqué qu’il n’y avait plus de date fixée pour l’ouverture... En cause : de graves problèmes techniques et des malversations, avec dépôt de plainte et enquête de police, selon le maire-adjoint.

Il s’agit du plus gros chantier actuel de la ville et l’une des priorités du maire et de sa majorité municipale. Le coût global pour la commune est estimé à 400 000 €.

Les élus AER font le point sur ce projet Trek’Ile.

Panorama Trek’Île le 30 octobre 2016

Au coeur du projet de ce parc urbain, la création d’une zone humide artificielle : les aménageurs ont creusé le sol sur plus de 20 000 m² pour y ajouter de la bentonite et rendre imperméable la fosse creusée.

La crue de juin 2016 a démontré que cette zone humide artificielle n’était pas étanche. La totalité de l’eau a disparu en une quinzaine de jours.

Durant l’été

Les entreprises, et en particulier Urano, se sont affairées à chercher les causes de ces fuites et à terminer le chantier

  • Toutes les plantes, qui avaient été plantées à la main sur toute la surface de la zone humide, ont ainsi été retirées et stockées dans des mares temporaires ;
     
  • Des tubes PVC ont été enfoncés dans la terre afin de vérifier l’étanchéité en différents points ;
     
  • Toute la terre de la zone a été déplacée à coups de bulldozer afin de créer des petites zones permettant, semble t-il, de tester l’étanchéïté sur des plus petites surfaces ;
  • La terre a ensuite été remise en place ainsi que les plantes ;
  • Les derniers chemins, traversant deux parcelles privées (sans autorisation des propriétaires à notre connaissance), ont été finalisés ;
  • Depuis le 8 septembre, aucune activité ne semble avoir lieu sur le « chantier » ;
  • Le panneau de déclaration de travaux a été retiré face à la zone humide, ainsi que les barrières métalliques et l’arrêté temporaire de stationnnement.

En Conseil municipal : l’obstruction manifeste de la mairie

Le maire-adjoint aux Travaux, Alain Mazagol, nous affirme que « tout va bien » et que « tout se déroule sans problème ».

M. Mazagol refuse de répondre aux élus AER sur certaines questions précises. Le maire a d’ailleurs essayé de faire taire les élus AER lors du conseil du mois de juin, en arguant que « les questions sur Trekile pouvaient être posées en commission ».

L’obstruction du maire et de son adjoint, M. Mazagol, ne s’arrête pas là : les élus AER ont demandé très officiellement (en juin) un document précisant les débits attendus des pompes, censées remplir la mare artificielle. Les élus AER ont dû relancer le maire-adjoint aux Travaux trois fois. Les documents sont parvenus... trois mois après, le jour du conseil municipal suivant (en septembre). Une façon d’éviter toute analyse du document et donc des questions en conseil municipal...

Malversations sur le chantier, plainte et enquête de police

Le maire-adjont aux Travaux, Alain Mazagol, a aussi affirmé, en conseil municipal du 22 septembre dernier, que l’entreprise du chantier Urano a porté plainte contre X après des dégradations dans la zone humide artificielle.

M. MAzagol a expliqué aux élus et au public présent au conseil qu’« il y a eu des malversations : on a traversé les protections avec des pieux qui ont été tournés dans le sol afin d’agrandir les trous. Cela a donc traversé la nappe de protection. Des câbles ont été sectionnés. Il y a eu des détériorations nombreuses qui sont mentionnées dans la plainte ».

Le maire-adjoint a fait comprendre que l’affaire ne s’arrêterait pas là : « la police enquête » a t-il conclu.

 

Aujourd’hui

  • Les tuyaux de pompage des deux éoliennes ont été retirés. Seule la sortie d’eau alimentée par les panneaux solaires est donc opérationnelle ;
  • Le peu d’eau qui est pompé ne se répand qu’autour des éoliennes ;
  • Lorsqu’il pleut l’eau ne reste pas ;
  • La majorité de la « zone humide » est sèche.

Que reste t-il à faire ?

  • Les chemins sur la servitude de marchepied
    • Environ 600 mètres de chemins passant en servitude de marchepied sur les terrains privés des habitants de l’île ;
    • La réalisation de ces chemins nécessite que soit validé le cheminement précis de cette servitude qui a été établie par un géomètre ;
    • Il y a un doute sur l’autorité devant valider cette délimitation (VNF, Préfet, ...) ;
    • Pour l’instant le chantier semble à l’arrêt
  • Attendre le procès sur le fond faisant suite aux recours de décembre et février.