Le Président de l’UNICEF va interpeller le maire d’Andrésy sur sa politique anti-familiale suite au courrier d’AER

Les élus d’opposition municipale d’Andrésy Energies Renouvelées avaient interpellé par courrier le président de l’UNICEF suite à l’obtention, par la ville d’Andrésy du label « Ville Amie des Enfants », au moment même où le maire, Hugues Ribault, et sa majorité votaient la fermeture de la crèche municipale et le licenciement de 14 assistantes-maternelles de la ville.

Nous avons reçu un courrier du président de l’UNICEF en personne, Jean-Marie Dru, qui « donnera suite » à notre courrier et « prendra contact » avec le maire d’Andrésy pour qu’il « réponde » à nos remarques. Ce courrier officiel est daté du 20 juin.

Le maire d’Andrésy et son directeur de cabinet ont violemment réagi et pris à partie nos élus, Michel Près et Annie Minarik, alors qu’ils venaient remettre le même courrier au délégué de l’UNICEF après la cérémonie organisée à l’espace Julien Green pour la signature du label.

Les élus AER avaient envoyé, le 7 juin 2017, un long courrier au président de l’UNICEF pour déplorer que la municipalité d’Andrésy puisse obtenir le label « Ville Amie des enfants » alors qu’elle fermait la crèche municipale.

[Le courrier des élus AER->
http://www.andresy-energies-renouvelees.com/courrier-au-president-du-comite.html] attirait l’attention de l’UNICEF sur tous les éléments de contrevérités présents dans le dossier de candidature de la ville d’Andrésy pour obtenir le fameux label. Le maire d’Andrésy semblant manifestement prêt à tout pour obtenir le sésame et se donner une belle image, alors que sa politique anti-familiale et antisociale ne date pas d’aujourd’hui.

« Nous veillerons à l’amélioration du degré d’application de la Convention des Droits de l’Enfant » à Andrésy

Le président de l’UNICEF nous a répondu le 29 juin. Certes, Jean-Marie Dru, nous rappelle que le label permet à une ville de « faire partie d’un réseau impulsé par l’UNICEF France qu accompagne les collectivités et veille à ce qu’elles améliorent leur degré d’application de la Convention internationale des droits de l’enfant. » Dit autrement, le label stimulerait le maire d’Andrésy a enfin progresser en matière de petite enfance et de scolarité.

« Obtenir le label, c’est évidemment démontrer ses capacités à agir en faveur des droits de l’enfant », rappelle le président de l’UNICEF : et sur ce point, il y a du travail à fournir pour la majorité municipale d’Andrésy.

« Nous donnerons suite à votre interpellation »

Mais le président de l’UNICEF va « prendre contact avec le maire d’Andrésy » pour qu’il s’explique et « fasse ses réponses et ses commentaires » aux points que nous avons soulevés dans notre courrier.

A l’issue de la cérémonie organisée par le maire pour la signature du label UNICEF, les élus AER, Michel Près et Annie Minarik, ont souhaité remettre en mains propres le courrier au représentant de l’UNICEF présent, après qu’il eut répondu aux journalistes présents.

A peine Michel Près avait-il commencé à parler au représentant de l’UNICEF qu’il a été immédiatement entouré par le maire, son directeur de cabinet et des maires-adjoints. Le maire l’a violemment pris à partie, trouvant « honteux » qu’il vienne « perturber cette cérémonie ».

« Si vous n’aimez pas notre politique, vous pouvez quitter Andrésy ! »

Quant au directeur de cabinet du maire, il est clairement sorti de sa fonction en lançant à notre élu AER : « Si vous n’aimez pas notre politique, vous pouvez quitter Andrésy ».

Ces réactions déplacées traduisent la vision de la démocratie du maire d’Andrésy, qui ne supporte aucune opposition. Pour un édile qui souhaite s’engager en faveur de droits citoyens pour les enfants, il est regrettable de constater ses penchants autocratiques et le manque d’égard envers des élus de la ville.

 

Les élus d’opposition volontairement écartés de la cérémonie UNICEF

Hugues Ribault ne souhaitait pas la présence des élus municipaux d’opposition à la cérémonie de signature, en présence de centaines d’enfants scolarisés à Andrésy.
Pour une cérémonie prévue depuis 6 semaines, les élus d’opposition ont été invités... 48 heures à l’avance seulement à cette cérémonie qui se déroulait en journée et en pleine semaine.

Lionel Wastl, tête de liste de l’opposition AER a donc écrit au maire d’Andrésy : 

"Monsieur le Maire,
Les quatre élus d’opposition AER ont bien reçu ce jour, mercredi 7 juin, votre invitation , en tant qu’élus, pour la cérémonie de la signature « Ville Amie des Enfants » de l’UNICEF qui aura lieu à Julien Green, dans ... 48 heures.

Dans cette invitation, il est même demandé de confirmer notre présence avant... le mercredi 7 juin.

J’espère que vous traitez avec plus de correction les représentants de l’UNICEF et qu’ils ne sont pas conviés, comme les élus municipaux (de l’opposition), 48 heures à l’avance !

Y aura t-il la présence du député-candidat ? D’un autre élu ? Et, dans ce cas, j’ose espérer qu’ils n’ont pas été traités comme l’opposition municipale !

Je pense aussi que les élus du Conseil municipal Jeunes ont été prévenus plus tôt ?

J’espère enfin que le personnel communal a été informé, bien en amont, de la date pour préparer, comme il se doit, l’espace J Green...

Mais comme je vous connais assez pour avoir l’assurance que vous avez pris soin de traiter comme il se doit les représentants de l’UNICEF, les élus de la majorité, les élus du CMJ et le personnel de la ville, je suis persuadé que vous avez réservé cette invitation tardive à vos seuls élus de l’opposition. Comme vous le faites depuis maintenant trois ans avec l’opposition municipale.

Je ne pourrai être présent à cette cérémonie, ne pouvant me libérer en si peu de temps.

Cordialement

Lionel Wastl."

 

M. Ribault ne nous a pas répondu.