Le projet du Parc urbain de l’île d’Andrésy après la grande crue

Lors de la séance du Conseil municipal du 29 juin 2016, l’équipe AER a demandé un état des lieux du projet Trek’île après la crue.

Contrairement aux affirmations d’Alain Mazagol, le projet de parc urbain sur l’île Nancy à 1 600 000 €, totalement superflu et anti-écologique, a bien été sinistré.

Nous en apportons la preuve par l’image.

Le maire-adjoint aux Espaces Verts et aux Travaux, Alain Mazagol, a nié toute dégradation due à la crue. Quant au maire d’Andrésy, Hugues Ribault, furieux de nos questions, il a tenté de couper la parole aux élus d’Andrésy Energies Renouvelées en plein Conseil.

Panorama Comparatif de la zone humide pendant et après la crue

Belvédères en bois sous l’eau

La crue a atteint une hauteur maximale de 6 mètres 34 à Mantes. Dans ces conditions, les berges et le coeur de l’île ont été inondés. Les deux belvédères tout neufs du projet Trek’île, construits sur la servitude de marchepied, ont été touchés par la crue. L’un des deux belvédères n’ a été inondé qu’au niveau de sa base. L’autre a été inondé à mi hauteur. Si Andrésy est touchée par d’autres inondations, les années prochaines, quelle sera l’espérance de vie de ces structures en bois ?

Le verger dans un triste état

Le projet était constitué d’un verger. Celui-ci a été complètement inondé pendant plusieurs jours. Il est dorénavant très abimé : plusieurs arbres fruitiers ont crevé, le sol a été lessivé et pollué par les eaux d’amont.

(Voir panorama )

Cheminements sous l’eau

Le maire-adjoint aux Espaces Verts, Alain Mazagol, a affirmé, en Conseil municipal, que les

« chemins du projet Trek’île n’ont absolument pas été touchés par les inondations ».

C’est faux : une très grande partie du sud de l’île était sous l’eau. Les chemins tracés ont été inondés. Ils en portent encore les stigmates : bois morts, détritus, vases, pollutions...

Quant aux cheminements totalement finis, une partie, toujours au sud, a été carrément emportée par les courants créés par les inondations.

Enfin, un arbre est carrément tombé sur le chemin. Ce qui soulève un autre vrai problème : la sécurité du parc urbain. Car il a été créé de toutes pièces dans un espace naturel sauvage : des milliers de tonnes de terres ont été excavés, des arbres ont été déracinés... Bref, la création de cette promenade et de cette mare ont perturbé la stabilité du sol.

 

La mare artificielle inondée puis... asséchée

La seule bonne nouvelle pour la mairie, c’est que les nouvelles plantations aquatiques plantées (avant le remplissage du trou créé...) n’ont pas crevé car les inondations ont rempli la mare artificielle créée au milieu de l’île. Néanmoins, cela signifie que la mare a été remplie par l’eau polluée de la Seine. Or, la mare est censée être remplie par pompage de la nappe alluviale, non polluée.

Surprise : la mare a absorbé l’eau de la Seine après la crue en quelques jours. La bentonite injectée au fond est-elle efficace ? Car elle est censée imperméabiliser la fosse creusée par la mairie.

 

Les pompes éoliennes pas aux normes

Installées, après les inondations, par... hélicoptère (!), les pompes tronent en plein milieu de la mare artificielle. D’une hauteur de 12 mètres, elles sont complétées par des panneaux solaires. Eoliennes et panneaux solaires alimentent des pompes pour extraire l’eau de la nappe alluviale.
Alors que la règlementation sur l’installation de panneaux solaires et photovoltaïques est très stricte sur Andrésy et empêche, de facto, bon nombre d’Andrésiens d’en installer, les panneaux sur les éoliennes ne semblent pas respecter la règlementation imposée par le maire et sa majorité. En effet, les panneaux ne sont pas intégrés dans la structure de l’éolienne et sont visibles des quais d’Andrésy.

 

Des interrogations sur les pompes et le débit d’eau

Au regard du débit d’eau ridicule des pompes éoliennes et solaires, nous avons demandé à la majorité municipale quelle était la durée prévue de remplissage de la mare et le débit d’eau prévu. Alain Mazagol a été incapable de nous répondre.

 

 

Le maire se fâche

Face à l’absence de connaissances du dossier du maire adjoint chargé... des Travaux, le maire, Hugues Ribault a, alors, tenté de nous couper la parole :

« Maintenant, cela suffit. Vos questions n’ont rien à faire en Conseil : posez vos questions en commission ! ».

Nous avons rappelé au maire qu’il ne pouvait réduire la liberté d’expression des élus municipaux en séance et que les questions étaient légitimes car elles portaient sur le plus gros projet financier de la ville.

Les échanges du Conseil entre Alain Mazagol, Hugues Ribault et Lionel Wastl sont joints à cet article, à droite.

 

Quel budget de fonctionnement ?

Plus globalement, la crue de la Seine que nous venons de vivre soulève un vrai problème : la ville d’Andrésy devra t-elle, à chaque crue, prévoir un budget pour réparer les dégâts sur son parc urbain Trek’île ?

Pourquoi s’être accroché à un tel projet, même bien subventionné, qui coûte 400 000 € aux seuls contribuables andrésiens, et qui est installé dans une zone inondable ?

Un problème de débit avec les éoliennes ?

Enfin, dans la mesure où le maire-adjoint, Alain Mazagol, a affirmé en Conseil municipal qu’ils avaient « tous les documents permettant de calculer le débit d’eau pompé pour remplir la mare artificielle », nous avons demandé en conseil d’obtenir ces dits-documents. Nous avons refait une demande officielle par courriel le 4 juillet 2016. A ce jour [le 11 juillet], nous n’avons obtenu aucune réponse du maire-adjoint, du cabinet ou des services municipaux : rappelons que les élus municipaux ont accès à l’ensemble des documents de la ville.

Mais, à Andrésy, le respect de la Loi a toujours posé problème : même les travaux Trek’île ont démarré... sans permis. C’est dire.

Documents associés

Questions d’AER sur le projet Trek’Île lors du conseil municipal du 29 juin 2016
Questions d’AER sur le projet Trek’Île lors du conseil municipal du 29 juin 2016

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