Les autres obligations de constructions d’Andrésy : la CA2RS et l’OIN Seine Aval

Dossier PADD 2014-2022

Outre les obligations de l’Etat, en termes de logements sociaux, Andrésy doit aussi respecter des contraintes de constructions en raison de son appartenance à la communauté d’agglomération et à l’OIN Seine Aval.

En adhérant à ces structures supra-communales, Hugues Ribault et sa majorité ont créé une menace pesant sur nos espaces verts des coteaux de l’Hautil.

En plus des obligations triennales de constructions de logements sociaux imposés par l’Etat (voir article 04), Andrésy a décidé d’intégrer des collectivités ou institutions supra-communales. Celles-ci imposent un certain nombre de construction de logements. Andrésy doit s’y plier : son PLU doit intégrer ces contraintes.

Andrésy et les obligations intercommunales de la CA2RS :

 Andrésy a adhéré en 2006 à la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS). M. Ribault a su négocier un objectif assez modeste de construction de logements avec la CA2RS, lors du plan local de l’habitat (PLH), à l’échelle 2009-2014. Andrésy devait construire 168 logements (à comparer aux 300 logements de Triel, ville de taille comparable), dont 50% en locatif aidé ou en accession aidée.

La CA2RS compte construire, après 2014, 385 logements par an pendant six années (58% en collectif, 42 % en individuel) sur l’ensemble de l’agglomération, « pour atteindre à horizon 2030 une population de 100 000 habitants ». Certes, avec la refonte de la carte intercommunale et la probable interco Seine Aval à 400 000 habitants, les objectifs de constructions risquent de se modifier.

Toujours au niveau de la CA2RS, et ce qui ne dit jamais le maire d’Andrésy dans son dossier PADDD, un projet inquiétant menace la ville. Il s’agit du projet de la « couronne nord-urbaine », entre Triel, Chanteloup et Andrésy (voir notre carte). Cette couronne urbaine nécessitera la construction de logements sur les hauts des coteaux. Et ces ambitions intercommunales n’ont jamais été abandonnées, malgré les dénégations du maire d’Andrésy. Cette couronne urbaine, qui permettrait d’assurer une continuité entre les 3 communes, est toujours présentée sur le site officiel de la CA2RS. Cette extension urbaine a été votée par la majorité de M. Ribault.

Andrésy et les obligations de constructions de l’OIN Seine Aval :

Au-delà de la cA2RS, M. Ribault et sa majorité ont décidé de signer le protocole de l’Opération d’intérêt national, OIN Seine Aval et donc d’y inscrire la ville d’Andrésy. L’OIN a son agence d’urbanisme : l’AUDAS. M. Ribault en est le président.

Du fait de ce choix très politique (c’est M. Bédier, président UMP du Conseil général, qui tient l’OIN Seine Aval), de nouvelles obligations de constructions pèsent sur le devenir d’Andrésy.

En effet, le territoire Seine Aval doit construire 2500 logements par an. A cet effet, les coteaux sont maintenant un « potentiel d’urbanisation » selon l’LOIN Seine Aval et l’établissement d’aménagement de la Seine Aval (EPAMSA) s’est octroyé une zone d’aménagement différé (ZAD) sur nos coteaux. Certes, le nouveau PLU ne compte toujours pas ouvrir à l’urbanisation cette zone naturelle. Mais il faut rester méfiant.

Les menaces réelles qui pèsent sur les coteaux de l’Hautil :

Contrairement aux affirmations du maire, les menaces d’urbanisation sur les coteaux de l’Hautil existent toujours. D’ailleurs, l’Etat, dans son analyse du PADD, reproche à la majorité municipale de ne pas créer une OAP (opération d’aménagement programmé) sur cette zone des coteaux, en rappelant que la ZAD des coteaux arrivera à échéance en juin 2016.

En conclusion, le maire d’Andrésy, sa majorité actuelle et ancienne (notamment son ancienne adjointe à l’urbanisme, Virginie Muneret, maintenant dans la minorité UMP du conseil), ont volontairement inscrit Andrésy dans une série de contraintes de constructions logements qui menacent les coteaux de l’Hautil et les espaces agricoles et naturels de la ville.

Or, avec la poussée du vote écologistes sur la ville et le 70% de « Non » à la consultation sur le projet d’urbanisation des coteaux, en 2010, le maire affirme maintenant qu’il ne touchera pas aux coteaux et que ceux-ci sont protégés.

Hélas, M. Ribault a mis le doigt dans un engrenage qui condamne, à moyenne ou longue échéance, la ville d’Andrésy a lâcher tout ou partie des coteaux de l’Hautil pour une urbanisation souhaitée par l’interco et l’OIN Seine Aval (et donc la majorité départementale autour de M. Bédier).

Les coteaux de l’Hautil : des espaces urbanisables exceptionnellement situés en hauteur, orientés sud-est, avec vue sur la forêt de St Germain et la Défense, proche de la ligne J et… du futur pont d’Achères / Denouval qui fera la connexion entre notre rive droite, la RD 184 et la future A104… Tout cela fait rêver les promoteurs immobiliers !

Voir en ligne

La couronne nord-urbaine de la CA2RS