Les logements sociaux sur Andrésy

PLU Andrésy 2014-2022

La majorité de M. Ribault est maintenant obligé d’accélérer le mouvement de construction de logements sociaux sur la ville, après deux mandats (2001-2008 et 2008-2014) peu actifs en la matière.

La loi SRU imposait un quota de 20 % de logements sociaux. C’est dorénavant 25 %. Or, Andrésy est l’une des rares communes yvelinoises à ne pas respecter ces taux, avec un faible 15,2 %.

Dans le nouveau Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD, qui fixe les grandes orientations du PLU) , la majorité municipale a dû donner des engagements plus fermes au préfet et s’engage sur le taux de 35 % de logements sociaux dans toutes nouvelles constructions sur la ville. Une exigence qui ne permettra pas néanmoins d’accéder aux 25 % demandés...

Pour répondre aux obligations triennales de construction de logements sociaux, M. Ribault et sa majorité proposent donc une proportion minimale de 35 % de logements aidés, dans les futurs projets. Cet objectif est obligatoire pour éviter des sur-pénalités. Les Andrésiens pourraient payer 42 000 €/an, en raison d’une politique insuffisante en la matière.

Hugues Ribault : un maire qui n’aime pas les logements sociaux

Le maire d’Andrésy est de droite et n’aime pas les obligations issues de la loi SRU. Durant son premier mandat (2001-2008), Hugues Ribault ne se gênait pas pour se positionner contre la loi imposant des logements sociaux sur la ville.

Ainsi, s’exprimant en Conseil municipal du 27 février 2003 (page 24, PV), M. Ribault affirmait qu’il était prêt à payer les amendes pour ne pas construire de logements aidés, en espérant que la loi s’adapte aux spécificités de certaines communes comme Andrésy ! Lors de ce conseil, M. Ribault affirmait qu’« augmenter le nombre de logements sociaux sur Andrésy n’était pas une solution. Dans un territoire comme le nôtre, la réponse se trouve dans l’intercommunalité [qui] dispose d’un nombre suffisant de logements sociaux. Andrésy paiera donc les taxes imposées par l’Etat ». En gros : à Chanteloup et à Carrières, les logements sociaux, mais pas à Andrésy. Voilà la vision de la solidarité et de l’intérêt intercommunal défendu, alors, tant par M. Ribault que par l’ensemble de ses adjoints de l’époque - de Mme Muneret, alors adjointe à l’Urbanisme, à M. Faist...

De fait, durant son premier mandat, M. Ribault a clairement refusé de construire des logements sociaux. Le graphe joint montre que sa majorité n’a construit que 17 logements par an, alors qu’il fallait en construire au moins 40, pour stabiliser la population.

Durant son second mandat (2008-2014), M. Ribault, face aux pressions de l’Etat et au montant des pénalités à payer, a dû faire un effort de construction de logements sociaux. Son bilan reste néanmoins insuffisant avec un taux de 15,19 % de logements sociaux, bien loin des 20 %, encore plus loin des 25 %.

Les logements sociaux à Andrésy : un vrai besoin pour tous les Andrésiens

Nous regrettons que le maire et sa majorité ne fassent pas preuve de légalisme et de civisme en la matière. Surtout qu’une majorité de la population andrésienne est éligible aux logements sociaux.

La loi SRU ne sort pas d’une réflexion idéologique, déconnectée de la réalité, d’un gouvernement de gauche… Le besoin en logements aidés est réel, particulièrement en Ile-de-France. Il faut en moyenne six années d’attente pour obtenir un logement aidé. Par ailleurs, qui habitent dans ces logements sociaux ? Des parents isolés, des étudiants, des jeunes actifs… Les Andrésiens ont des enfants ou des parents éligibles qui souhaitent trouver un logement sur Andrésy, pour ne pas s’isoler de sa famille. Les trois-quarts des Andrésiens seraient éligibles à un logement social et le quota social n’a jamais été remis en question par un pouvoir de droite.

Il existe trois catégories de logements sociaux : une catégorie « très sociale » (PLAI), une catégorie sociale intermédiaire (PLUS) et aussi le dispositif PLS (prêt locatif social) qui concerne des catégories aux revenus insuffisants pour obtenir un logement privé, mais au-dessus des critères sociaux.

Andrésy : 35 % de logements sociaux sur les 1259 construits

Le nouveau PADD – qui fait suite à l’avis défavorable de l’Etat du PADD de 2013 qui prévoyait une simple stabilisation de la population sur 12 ans – propose la construction de 140 logements par an (sur 2014-2022). Parmi les 1259 logements nouveaux, 35 % devront être des logements sociaux.

Un rapide calcul démontre que cet objectif de 35 % permettra de réduire l’écart entre les 15,2 % d’Andrésy et les 25 % souhaités. Mais en aucun cas d’atteindre le quota de la loi SRU.

On peut donc en conclure que la politique en matière de logements sociaux, condition d’une plus forte mixité sociale sur Andrésy, reste insuffisante. Elle ne fait que repousser à plus tard la question que nous reposera l’Etat : comment Andrésy compte-t-elle faire pour combler définitivement son retard en matière de logements aidés ?