Les services de la mairie refusent le deuxième permis rue des Courcieux sur la base d’un des arguments développés par AER

C’est une seconde victoire pour les riverains de la rue des Courcieux mais également pour l’équipe municipale AER. En date du 20 octobre 2017, la mairie a refusé le second permis de construire déposé par Bouygues Immobilier.

Ce refus intervient alors que le maire et son adjoint à l’urbanisme avaient publiquement déclaré être favorable au projet, inscrit sur une zone urbanisable dans le PLU depuis 2006.

Le motif « d’empiétement sur l’Espace Paysager à Protéger » invoqué dans le refus officiel avait été fourni à la municipalité d’Andrésy par les élus municipaux d’AER lors du conseil municipal du 20 septembre et dans un mémoire envoyé à M. Anne, adjoint à l’urbanisme.

Lors d’un conseil municipal précédent (16 mai 2017), le maire d’Andrésy avait balayé d’un revers de main nos arguments en déclarant que « très objectivement et juridiquement, [les arguments des élus AER] ne se défendaient pas »...

C’est le second refus de permis de construire pour le projet Bouygues Immobilier de 32 logements rue des Courcieux en plein coeur du centre ville d’Andrésy.

Une première analyse des élus AER non utilisée par le maire

Durant l’instruction du premier dépôt de permis de construire, AER avait fourni à la ville une analyse de 15 pages du projet permettant de le refuser sur des arguments légaux. La mairie ne les avait pas utilisés.

Le premier refus avait été prononcé sur la base de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Ce refus avait permis de rendre le permis de construire consultable.

Une seconde analyse des élus AER non pertinente aux yeux du maire

Sur la base de ce premier refus les élus AER ont produit une seconde analyse centrée cette fois-ci sur les éléments techniques du permis de construire.

Cette analyse a été exposée en Conseil Municipal du 20 septembre 2017 et envoyée à l’adjoint à l’urbanisme et aux services de l’urbanisme de la mairie.

Le 20 octobre 2017 le permis était refusé pour la seconde fois sur la base d’un des arguments mis en avant par AER, à savoir que l’immeuble proposé par Bouygues Immobilier empiète sur l’Espace Paysager à Protéger.

Un argument au coeur de notre argumentaire que le maire d’Andrésy avait balayé d’un revers de main lors du conseil municipal du 16 mai 2017 en déclarant :

« l’espace boisé classé est respecté [dans ce projet]. Il restera propriété privée mais il est respecté. [Je] n’ai pas vu d’éléments dans le document des élus AER qui permettent de refuser le permis Bouygues ».

Déclaration péremptoire qui se révèle totalement erronée et extrêmement surprenante dans la bouche d’un maire aux affaires depuis 16 ans...

Une fois le permis refusé, le maire tente de récupérer les lauriers de l’affaire

Les politiciens, ça ose tout. C’est même à cela qu’on les reconnait...

Alors, après refusé tous nos arguments techniques qui prouvaient que l’immeuble prévu rue des Courcieux empiétait sur l’espace boisé classé et que, de ce fait, il était illégal, le maire a bien été obligé de refuser le second permis de construire.

La chronologie des événements et les procès-verbaux des derniers conseils municipaux le prouvent sans aucun doute : sans notre analyse qui montrait que l’immeuble en sous-sol empiétait les espaces verts classés, le permis aurait été délivré.

Et voilà maintenant que le maire récupère bassement l’affaire. Dans sa tribune politique du journal municipal d’octobre 2017, il ose écrire « qu’avec l’appui des riverains, le maire a pu obtenir le refus du permis de construire du projet de la rue des Courcieux »  !

Le maire d’Andrésy ne peut supporter que les élus de l’opposition puissent avoir raison et surtout aient des compétences que, manifestement, son équipe n’a pas. M. Ribault, dans cette tribune, remercie l’interco, les riverains. Il n’aura même pas l’honnêteté de remercier les élus AER qui lui ont apporté sur un plateau tous les arguments permettant de refuser cet improbable projet d’immeuble qui coupera en deux le parc d’une villa classée « remarquable » dans l’AVAP.

 

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