Andrésy refuse de payer 600 000 € à notre interco

Lors du Conseil municipal dernier (14 décembre 2016), le maire et sa majorité ont pris la décision de faire appel à des avocats pour s’opposer au montant de l’impôt que les Andrésiens devront payer pour l’interco GP&SO.

La majorité municipale LR de M. Ribault, rejointe par la minorité LR, ont voté « pour » l’adhésion d’Andrésy à l’interco GP&SO il y a à peine un an.

Un an après donc, M. Ribault refuse carrément de payer les impôts à l’interco qui se montent à un chiffre astronomique de 600 000 €.

C’est un grand risque qui pèse dorénavant sur les contribuables andrésiens.

Lionel Wastl, au nom des élus d’AER, a fait une déclaration en Conseil municipal sur cette affaire.

"Il y a un an, la majorité municipale décidait d’intégrer une intercommunalité avec Mantes. Une interco à 73 communes et 400 000 habitants, éloignée de notre bassin de vie. Une adhésion sans hésitation et sans déposer de recours.

 

Une adhésion à une interco politique sans condition

Et nous avons la confirmation ce soir : vous avez adhéré sans condition. Sans savoir comment allait être financée l’interco. Sans négociation.

La convention de la délibération de ce soir a pour objectif d’analyser « les relations financières et contractuelles entre la ville et la Communauté urbaine ». Là encore, la relation entre la commune et la CU aurait dû être précisée et négociée avant l’adhésion à l’interco GP&SO.

 

Andrésy finance des avocats pour s’opposer à notre propre interco !

La situation, ce soir, est ubuesque et pathétique : un an après a voté « pour » l’intégration à GP&SO, vous voilà en train de recruter et de financer des avocats pour s’opposer à notre propre interco !

Permettez-moi une remarque ironique : le coût pour les contribuables correspond exactement aux 6 000 € du marché de Noël que vous avez supprimé cette année.

Voilà enfin les économies tant attendues de votre interco !

M. FAIST, Premier adjoint aux Finances, a souvent affirmé que la décision de l’executif de GP&SO en matière fiscale était « illégale » et même – le grand mot – « anticonstitutionnelle » !

Croyez-vous, MM. Ribault et Faist, que l’exécutif de GP&SO, MM. Tautou et Bédier (à la tête du département) entourés de leurs experts et services auraient pris un tel risque juridique ? Le maire d’Andrésy et son adjoint aux Finances auraient-ils raison contre une interco à 400 000 habitants ?

 

Le principe de solidarité ne peut épargner Andrésy

MM. Ribault et Faist semblent découvrir l’un des principes de l’interco : le principe de solidarité. Notre Communauté urbaine (CU) est la fusion de 6 anciennes intercos. Et les intercos riches doivent payer pour les intercos pauvres. Les 6 intercos réunies doivent être solidaires. L’interco doit fabriquer, selon la définition officielle, un « bien commun territorial ». Comme l’Union Européenne, la CU GP&SO est une instance fédérative. Tous ces principes étaient connus il y a un an.

 

Le maire d’Andrésy refuse de payer ses impôts !

Pour faire simple, ce soir, Andrésy refuse de payer ses impôts. Allez-vous faire un recours ?

Comme tout contribuable, n’avez-vous pas l’obligation de verser la somme due de 575 000 € à la Caisse des Dépôts et Consignations ?

 

600 000 € pour les contribuables : le prix de la lâcheté du maire d’Andrésy

Quoi qu’il en soit, vous prenez un grand risque à refuser de payer les impôts à notre intercommunalité. Vous faites peser une menace sur les contribuables andrésiens.

Et cette menace est de votre entière responsabilité, M. Ribault.

Cette menace, cet impôt à payer : c’est le prix de votre lâcheté, M. RIBAULT.

Lâcheté d’avoir passé votre intérêt politique personnel - adhérer à une interco montée de toutes pièces par vos amis de la droite yvelinoise - devant l’intérêt collectif qui aurait été de défendre un projet intercommunal cohérent autour de notre bassin de vie, avec Poissy et Conflans."