Multiplication des projets immobiliers : l’état des lieux (septembre 2016)

Andrésy change : elle passera de 12500 à 15000 habitants en 8 ans, selon le souhait du maire et de sa majorité.
Nous vous proposons, dans cet article, un état des lieux des projets immobiliers sur Andrésy.

Les deux gros projets : Gare d’Andrésy et avenue des Robaresses

Plus de 450 logements prévus autour de la Gare et avenue des Robaresses, au niveau de la CCI.

Gare d’Andrésy

Un projet de 25000 m², avec plus de 200 logements, 30% de social et un parking relais payant (170 places).

La plus grosse partie de ce projet sera construite côté quai direction Paris (rue Jean-Philippe RAMEAU). Outre les immeubles, une place avec commerces et un pôle médical devraient voir le jour. Notons le refus du maire de réhabiliter la halle à marchandises (bâtiment industriel remarquable de 1896) pour l’intégrer eu projet global, alors que cela s’est fait à Triel.

Côté quai direction Mantes, la restructuration de la place actuelle prévoit des immeubles entre la rue Maurice Berteaux et la rue des Valences intégrant une voie piétonne longeant la ligne SNCF. Ce passage, réservé aux circulations douces, évitera aux riverains de la rue des Valences et de la Résidence de Marottes le détour actuel par la rue Maurice Berteaux.

Une menace pèse sur l’ancienne maison rurale de la boulangerie. Celle-ci était protégée par l’ancien PLU. Le maire a pris soin de la déclasser dans le nouveau PLU - ce qui laisse toute latitude à l’établissement foncier des Yvelines (EPFY) de la préempter. Une négociation avec la boulangerie pourrait être engagée pour qu’elle déménage sur la future place centrale de la gare, de l’autre côté.

Avenue des Robaresses

Le projet sur les terrains de l’ancienne Chambre de Commerce et d’Industrie prévoit lui au moins 240 logements (30% de logements sociaux).

Collectifs et maisons seront construites à la place des bâtiments actuels. Le maire va laisser détruire les anciens ateliers de travail typiques des années 50. Seuls les batiments en meulière et le jardin seront conservés.

Des veilles foncières, notamment sur la zone Casino

L’EPFY n’achète des terrains que si ces derniers ont déjà été pointés par la mairie comme zones de veille foncière. C’est le cas par exemple autour du Casino où plusieurs milliers de mètres sont très surveillés (entrepôts Boulet, contrôle technique, etc....).

Le quartier Casino est une priorité de densification. Il s’agit aussi de « rentabiliser » le supermarché de la ville.

Deux projets privés, rue Maurice Berteaux et rue de la Fontaine

Le PLU permet, dorénavant, qu’un quartier « pavillonnaire » puisse voir fleurir des logements collectifs. De nombreux promoteurs parcourent donc la ville pour réaliser de fructueuses opérations immobilières avec obligation d’intégrer 30% de social à partir de 10 appartements construits. Le maire se dit très inquiet et fort soucieux de cet état de fait.

Hugues Ribault a affirmé, en conseil municipal, que l’opération privée sur plusieurs maisons, rue de la Fontaine, avait du plomb dans l’aile. Cela est vrai mais uniquement parce que l’un des riverains concernés refuse de vendre. S’ils avaient tous acceptés, nous ferions le même constat d’impuissance que le projet situé sur la rue Maurice Berteaux et lasente des Riais.

Là, un promoteur privé a réussi à convaincre six propriétaires de vendre leurs biens ! Plusieurs collectifs verront donc le jour, élargissant la zone d’immeubles des Marottes jusqu’à la rue Maurice Berteaux, face à l’une des maisons remarquables de la ville.

Quel pouvoir du maire ? Quelle réelle volonté du maire ?

Alors quel pouvoir a le maire ? La vraie question n’est-elle pas de savoir jusqu’à quel point un maire peut s’opposer à une construction autorisée par le nouveau PLU qu’il a lui-même souhaité et voté en conseil municipal ? Peut-il refuser un permis de construire qui ne lui convient pas mais qui répondrait aux contraintes du PLU ? Nous ne le pensons pas.

Certes, le maire a un pouvoir de négociation. Il affirme d’ailleurs en conseil municipal tout faire pour faire plier les aménageurs afin de tendre des « projets exemplaires ». Mais, au regard, par exemple, du dernier projet immobilier concrétisé, rue du Bel-Air, « Les Charmilles », très médiocrement intégré dans le tissu actuel, à la grande colère des riverains, on peut douter des garanties verbales données par le maire d’Andrésy.

La mairie préempte aussi, en dehors des veilles foncières

En plus des acquisitions en veilles foncières et des projets privés, la mairie d’Andrésy se met à préempter à tout va.

Elle surveille les ventes entre particuliers et, si les parcelles lui paraissent intéressantes, elle fait jouer son droit prioritaire à l’achat : elle préempte. Elle achète donc, au prix fixé par « les domaines », des biens pour lesquels les vendeurs avaient parfois trouvé un acquéreur à un prix supérieur. Sauf à renoncer à vendre, les propriétaires doivent accepter d’être lésés.

La mairie cèdera, par la suite, ces parcelles à des promoteurs qui démoliront les maisons pour construire des immeubles.

Rue de Chanteloup : un immeuble

La mairie vient de préempter successivement 2 maisons aux 20 & 22 rue de Chanteloup. Une première maison a été préemptée, sans en informer les élus municipaux, en juin dernier. Une seconde, mitoyenne, en septembre, là encore en catimini.

D’une superficie potentielle de 3000 m², ces deux terrains permettent de construire plusieurs dizaines de logements.

Il est à noter qu’entre les deux projets présentés ci-dessus, celui de la rue Maurice Berteaux (projet privé) et celui de la rue de Chanteloup (préemption ville qui va revendre ensuite à un promoteur privé), une seule maison sépare dorénavant les deux projets !

Rue de l’Hautil : un immeuble

Autre préemption surprise : rue de l’Hautil, dans la côte, face à l’APAJH.Cette préemption n’est pas encore conclue.

Le maire souhaite ensuite revendre la maison et son terrain en question à l’APAJH pour qu’elle y construise un immeuble abritant des logements adaptés aux personnes handicapées. Ces logements intégreraient le quota obligatoire des logements sociaux que doit construire Andrésy.

En Conseil municipal : L’inflation des préemptions a été fortement critiquée par les élus AER en conseil municipal. Le maire, Hugues Ribault, n’avait jamais déclaré (en conseil ou en commissions) que d’autres projets immobiliers verraient le jour, au-delà des zones de veille foncière qui permettaient de déterminer précisément les zones à urbaniser. Oui mais voilà : même avec les vastes zones foncières, le maire ne pourra remplir les obligations de construction de logements qu’il s’est assigné en votant le nouveau Plan Local d’Urbanisme.

Un emprunt de la ville de 836 000 €

Si c’est l’EPFY qui avance les fonds lorsqu’elle achète pour la mairie, les préemptions nécessitent, elles, d’être immédiatement financées par des fonds communaux.

A cet effet, le maire et sa majorité ont voté un emprunt de 836 500 € (compte 2115 : « Terrains bâtis »).

AER ne comprend pas très bien pourquoi la ville s’endette pour acheter 2 maisons qui n’étaient pas menacées par des promoteurs car déjà vendues à des particuliers.

Des équipements de services publics oubliés

Comme le souhaitent le maire et sa majorité, la ville grossit, se densifie.

Toutes ces constructions, quasi concomitantes, vont entrainer un afflux de population désireuse de profiter des équipements de services publics de la ville.

Si des travaux d’agrandissement des écoles ont, pour une fois, été anticipés, qu’en est-il de la bibliothèque, de l’école de musique et de danse, de la rénovation du gymnase Louise Weiss, de la création du City Park des Charvaux, de salles pour les associations, de l’ouverture d’une seconde crèche, de meilleures dessertes de bus en journée, d’une politique attractive pour favoriser l’installation de nouveaux médecins, d’un plan de stationnement et de circulation urbain repensé, du stationnement... ?

Pour l’instant : rien...

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