Peut-on se passer de pesticides en Ile-de-France et à Andrésy ?

A Andrésy, le parc sportif des Cardinettes est traité en produits phyto-sanitaires. Ailleurs, l’utilisation est officiellement proscrite par la mairie. Paradoxe ou stratégie de communication bien huilée de M. Ribault et de son équipe : notre interco passe deux fois par an arroser tous nos trottoirs et l’ensemble de la voirie en produits chimiques anti-foliaires et anti-germinatifs. En conséquence, Andrésy ne respecte pas le zéro phytosanitaire qui pourtant se développe en Ile-de-France.

Extrait du site du Conseil régional d’Ile-de-France :

« Zéro pesticide » : c’est l’objectif fixé aux collectivités depuis 2011 par [Natureparif->http://www.natureparif.fr/connaitre/presse/communiques/1360-122-villes-d-ile-de-france-sont-desormais-a-zero-pesticide] , l’Agence régionale de la nature et de la biodiversité en Île-de-France.

À l’heure actuelle, 156 communes, sur les 1281 que compte la région, ont ainsi tourné la page de la chimie et environ 600 autres ont commencé à changer leurs pratiques (voir carte). « Certaines communes, comme Chauconin-Neufmontiers (77), Courdimanche, Éragny (95) ou encore Colombes (92), sont très impliquées » , note Jonathan Flandin, écologue au sein de Natureparif. « On s’aperçoit que même les petites villes rurales, malgré le peu de moyens et le manque de personnel, arrivent à se passer de pesticides. » Les autres vont devoir elles aussi franchir le pas.

« La loi [Labbée->http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-loi-Labbe-les-pesticides.html] prévoit tout d’abord d’interdire aux gestionnaires publics l’utilisation de pesticides dans les espaces verts dès 2017 ; et ces produits seront dans un deuxième temps interdits à la vente à partir de 2022…

Il faudra donc sensibiliser et accompagner les jardiniers amateurs afin que ces derniers passent à des pratiques plus saines. » « Passer à “zéro-phyto”, c’est bon pour l’environnement, la santé, la qualité de l’eau, la biodiversité et pour les finances publiques. Pour le conseil régional, c’est simple, certains financements régionaux ne sont ouverts qu’aux collectivités s’engageant à lutter contre l’utilisation des produits phytosanitaires » , indiquait l’an dernier Corinne Rufet, vice-présidente de la Région chargée de l’environnement.

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Le zéro phyto en Ile-de-France

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