Remise de la pétition contre le projet Trek’île : le maire appelle la Police

Réunion de quartier Centre / Fin d’Oise

La dernière réunion de quartier (sur les 3) concernait le Centre ancien et Fin d’Oise. Le collectif Trank’île avait annoncé qu’il rendrait la pétition à M. le Maire, lors de cette réunion.

1452 Andrésiennes et Andrésiens majeurs ont signé cette pétition demandant l’abandon du projet Treck’île.

Avant le début de la réunion de quartier, le maire et ses services avaient appelé la Police nationale. M. Ribault a mobilisé 8 policiers et 2 voitures de Police, jusqu’à 23 heures pour rien.

Cette décision est choquante car elle avait clairement l’objectif de signifier que le collectif Trank’île pouvait être potentiellement agressif et dangereux, notamment aux yeux de la centaine d’Andrésiens qui s’était déplacée.

Le collectif Trank’île avait annoncé sa venue. Ses membres ont pendant des semaines fait signer leur pétition demandant l’arrêt de ce projet Treck’île.

M. Ribault souhaite créer des promenades pédestres, une zone humide et une éolienne sur la partie sauvage de l’île Nancy. Le projet Treck’île consistera en l’ouverture intégrale à la population de l’île Nancy.

Le coût pour les finances de la ville sous-estimé par le maire

Les élus Andrésy énergies Renouvelées ont toujours été contre ce projet. Nous avons obtenu quelques modifications du projet.

Ce projet est contestable écologiquement : il ouvre à la population une partie totalement sauvage et préservée de l’île ; la zone humide créée artificiellement perturbera le biotope ; l’abattage d’arbres sera forcément conséquent...

D’un coût estimé à 1,3 millions d’€, le projet Treck’île est subventionné aux trois-quarts. Mais la part de la ville se monte, selon les affirmations du maire, à 283 000 €.

Lors de cette réunion de quartier, Lionel Wastl a contesté ce chiffrage : il n’intègre en effet pas les coûts de fonctionnement et, surtout, le coût d’achat des terrains privés de l’île (120 000 €, selon le budget primitif 2015). Ainsi, le coût net pour les contribuables andrésiens se monterait au moins à 430 000 €.

1 500 Andrésiens : « ce n’est pas une poignée de personnes... »

Devant une centaine de personnes présente à cette réunion de quartier, les 8 membres du collectif Trank’île se sont levés et ont rendu la pétition à M. le Maire.

Ils ont tenu à rappeler qu’il « ne s’agissait pas d’un combat de quelques personnes touchées par ce projet mais de l’opposition de près de 1 500 Andrésiens qui ont voté cette pétition ».

Quand le maire convoque 8 policiers et 2 voitures de Police contre le collectif

Lionel Wastl a tenu aussi à intervenir pour partager sa « désagréable émotion de constater que le maire a mobilisé une force de Police conséquente parce que quelques Andrésiens, pourtant connus sur la ville comme des personnes qui ne sont pas des agitateurs, rendaient ce soir une pétition contre un des projets du maire ».

M. Ribault a commencé par affirmer que « ce n’était pas lui qui avait demandé la présence policière ». Renseignement pris auprès des forces de Police, c’est bien la mairie d’Andrésy qui a exigé leur présence.

Le maire d’Andrésy a mobilisé des forces policières qui avaient sûrement autre chose de plus important à faire - et le nombre d’interventions sur l’insécurité dans la ville qui a eu lieu dans les trois réunions de quartier le prouve.

M. Ribault souhaitait clairement donner une image négative au collectif Trank’île. Les Andrésiens présents ce soir qui ne connaissaient pas le dossier, ni le collectif sont ressortis avec une image méfiante de ce collectif « qui oblige le maire à convoquer la Police »...

Décidément, la majorité d’Andrésy est prête à tout pour étouffer toute opposition à leur projet « inutile et coûteux »