Ribault et la droite yvelinoise imposent le statut de « Communauté urbaine » aux Andrésiens

Lors du Conseil municipal du 5 novembre 2015, la majorité LR de M. Ribault a défendu et voté le statut de « communauté urbaine » pour la future intercommunalité de 73 communes.

Andrésy sera donc définitivement mariée avec le mantois de Pierre Bédier. Aucune des 73 communes ne pourra, un jour, si elle le souhaite, quitter cette intercommunalité gigantesque et inefficace.

La Communauté urbaine est le degré maximal d’intégration possible (en dehors des métropoles, réservées aux très grandes villes).

Nous assistons, impuissants, à la poursuite d’un véritable scandale démocratique et d’une catastrophe pour toutes les communes de la confluence, obligées de se rattacher à Mantes-la-Jolie, parce que le grand manitou de la droite yvelinoise, Pierre Bédier, le souhaitait et parce que tous les élus de la droite se sont couchés - MM. Tautou, président de la CA2RS, Faist et Ribault, en premier lieu.

 Ce projet intercommunal continue de se construire sans l’aval des populations et contre leurs intérêts.

Nous allons de scandale en scandale :
- après nous avoir imposé un territoire sans queue, ni tête, éloigné du bassin de vie, qui ne sera pas efficace ;
- après avoir voté le mariage forcé d’Andrésy avec Mantes la Jolie (car M. Ribault a bien voté cette interco, créée de toute pièces par la droite yvelinoise et son chef, Pierre Bédier) ;

voilà donc que la majorité municipale d’Andrésy impose le statut de Communauté urbaine aux Andrésiens !

Qu’est-ce qu’une « communauté urbaine » ?

Une communauté urbaine (CU) correspond au degré ultime d’intégration entre communes : un maximum de compétences devient communautaire, les communes sont littéralement déshabillées de leurs compétences.

Un peu comme si l’Europe des 6, en 1951, avait décidé en une année de créer l’Union Européenne et la Monnaie unique et n’était pas passée sur 40 ans par les différentes phases d’intégration progressive.

Pour faire passer cette décision anti-démocratique et très dangereuse sur l’avenir d’Andrésy, le maire d’Andrésy affirme que le transfert de compétences entre la communauté d’agglomération (CA - degré d’intégration moins forte des intercos, comme l’actuelle CA2RS) et la CU est à peine différent.

Une analyse fine et objective des différences de compétences entre les 2 structures infirme les assertions de M. Ribault en conseil municipal.
 

La CU deshabille Andrésy : les transferts de compétences

Une CA comme la CA2RS n’a que le « développement économique » en compétence obligatoire. Une CU aura non seulement le développement « économique », mais aussi « l’aménagement économique, culturel et social ».

Notre interco sera compétente pour la gestion, la construction, l’entretien de TOUTES les zones d’activité industrielle, commerciale, artisanale, touristique. Alors que dans une CA, on décide de celles qui ont un « intérêt communautaire ».

Toute la politique du logement ( notamment les aides financières ou actions en faveur du logement social, des personnes défavorisées) sera décidé à Mantes.

Le PLU sera porté par la nouvelle intercommunalité. Les amendes SRU des villes en-dessous du quota des logements sociaux peuvent être « mutualisées » : les villes vertueuses vont payer pour les villes déficitaires – remarquons que cela arrange une ville comme Andrésy et ses 15% de logements sociaux...


Au niveau scolaire, la CU pourrait avoir des coûts liés aux lycées et collèges pour tout investissement réalisé avant le transfert des régions, avant 1986.

L’exemple de l’enseignement supérieur où les Andrésiens vont payer pour les autres

Autre compétence de la CU : l’enseignement supérieur. Ainsi, les contribuables andrésiens vont payer des impôts pour soutenir et aider les établissements d’enseignement supérieur et de recherche du mantois – alors que plus de 80% de nos étudiants vont faire leurs études soit à Paris, soit à Cergy ! Voilà une illustration concrète de la déconnexion entre le projet intercommunal de MM. Bédier, Tautou et Ribault et notre bassin de vie !

Il y a aussi des différences importantes en matière d’aménagement : cette fois-ci c’est toute la voirie, sa signalisation, les parcs de stationnement qui seront gérés à Mantes. Certes, la CA2RS gérait déjà la voirie dite « communautaire » - et déjà avec quelle efficacité !
Aujourd’hui, les services interco sont situés à Carrières, demain ils seront à Mantes !

Il faut aussi que les Andrésiens sachent qu’avec le statut de CU, notre intercommunalité pourra consentir des aides financières aux communes fortement endettées ! Les Andrésiens pourraient être solidaires de communes éloignées de nos bassins de vie qui n’auraient pas eu une gestion saine de leurs finances.


L’argument : Une aide financière plus importante de l’Etat qui ne représentera que 6% du budget

Les défenseurs de ce projet ont un argument-clé pour choisiri la CU : parce que la dotation de l’Etat sera plus importante.

La majorité d’Andrésy évoque, dans la délibération, une « simulation qui fait état d’un avantage financier ». Effectivement, en CA la Dotation globale d efonctionnement (DGF) serait de 17,9 M €, en CU de 24,6 M.

Mais deux questions viennent immédiatement à l’esprit :


1°/ Il y a « avantage financier », certes… mais quelles sont les contreparties ?
Les « simulations » de M. Ribault devraient prendre aussi en compte l’autre face du problème : les compétences supplémentaires à charge (que nous venons de lister en partie) et la complexification de la gouvernance qui génèrera de l’ineffacité et des coûts financiers que les économistes appellent des « coûts de coordination » ?

2°/ Le maire d’andrésy considère donc que le choix d’une interco se limiterait à l’aide financière de l’Etat ?
Décide-t-on de la structure intercommunale sur le seul montant de la dotation de l’Etat ? N’y a-t-il pas d’autres paramètres à prendre en compte, et notamment la structure géographique, le bassin de vie, les structures existantes (comme le contrat de développement Seine et Oise du Grand Paris qui, ironie du sort, nous rattache à Cergy et St Germain), et les projets de développement (qui sont tous sur la confluence) ?

Pour finir sur cette dotation de l’Etat : la DGF obtenue grâce à la CU représentera seulement 6 % du budget de la future interco (budget estimé à 400 M €). M. Ribault prend donc une grave décision sur l’avenir des Andrésiens pour un montant négligeable.

Andrésy ne pourra plus choisir son avenir

Une autre raison qui a poussé la droite yvelinoise à nous imposer la CU, c’est que ce degré d’intégration maximale ne permet plus à aucune commune de sortir, un jour, de l’intercommunalité. Andrésy sera éternellement mariée avec le Mantois - pieds et poings liés avec Mantes et Pierre Bédier.

Car une CU est juridiquement « insécable et irréversible ». Il faut rappeler que le choix d’une communauté d’agglomération (CA) permettrait encore à une commune de quitter la structure.

Demain, si une autre majorité que lcelle de M. Ribault est élue sur Andrésy et qu’elle souhaite qu’Andrésy réintègre son vrai bassin de vie et se rapproche, pour plus d’efficacité, avec Cergy-Pontoise, avec Poissy et Conflans, elle ne le pourra plus.

Les élus AER affirment qu’il s’agit là encore une fois d’une opération purement politique : Pierre Bédier veut s’assurer de son territoire en interdisant les communes de l’est (la CA2RS, PAC) de quitter un jour cette interco totalement artificielle.

Un regard sur les CU existantes en France

Terminons sur la pertinence purement territoriale de ce choix de CU.

Les dernières lois facilitent effectivement la création de CU. Mais aujourd’hui, il y a en a peu. Et pour cause !
CU de Bordeaux, Lille, Lyon et Strasbourg, Brest, Cherbourg, Dunkerque, Nancy, Nantes, Nice, Marseille, Toulouse… Quel est leur point commun ?...

Une CU se caractérise par la présence d’une ville-centre, qui polarise les richesses et les services, aux forts pouvoirs d’attraction, et d’une myriade de petites communes (la banlieue, les lieux-dits, les campagnes alentours…).

A une seule exception près - la CU de Lille, constituée de 3 grandes communes centres -, dans toutes les CU, le poids démographique de la ville centre représente en général 50 à 80 % de la population - justifiant donc le choix d’une CU.

Dans notre future GPSO, que représentera la ville dite « centre », Mantes la Jolie ? Mantes, ne représentera que 11% de la population de la CU Seine et Oise (le nouveau nom imposé par MM. Tautou et Ribault) !!!

M. Ribault et sa majorité décident donc d’une CU alors que la morphologie du territoire visé n’est pas adaptée : nous n’avons pas de pôle dominant, mais trois : Mantes, Flins/Mureaux, Poissy.


M. Ribault et sa majorité décident donc d’une CU qui scelle l’avenir d’Andrésy.
M. Ribault et sa majorité décident d’une CU pour, au mieux, une simple raison secondaire, d’ordre financier, et, au pire, pour des raisons politiques.


Les élus AER sont convaincus que nous vivons - dans ces CM où M. Ribault impose un projet interco incohérent et purement politicien – l’un des plus grands scandales qui touchent Andrésy.
Scandale qui aura des répercussions sur la vie de tous les jours et sur la feuille d’impôts des Andrésiens.
Il est bien dommage que les Andrésiens s’en aperçoivent quand il sera trop tard.

 

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