Tout Andrésy rend hommage aux victimes des attentats

800 personnes ont répondu au rendez-vous proposé par la municipalité d’Andrésy pour rendre un hommage aux victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier derniers.

Une marche silencieuse et digne qui a réuni les habitants d’Andrésy et de Maurecourt, ainsi que les élus de tous bords.

Dès mercredi soir, des Andrésiens s’étaient retrouvés devant l’Hôtel de Ville pour déposer une bougie en l’honneur des victimes de Charlie Hebdo.

La municipalité d’Andrésy a donné rendez-vous à la population pour une marche silencieuse, entre la bibliothèque et l’Hôtel de Ville. Ses services distribuaient des bougies et des autocollants « Je suis Charlie ! ».

Face à l’émotion suscitée par les attentats qui ont secoué l’Ile-de-France, de Paris à Dammartin, en passant par Montrouge et qui auront fait 17 morts (sans compter les trois terroristes morts), les habitants d’Andrésy et de Maurecourt se sont massivement mobilisés.

800 personnes, 800 bougies

Dans un silence impressionnant, une foule compacte s’est donc rassemblée à la bibliothèque à 19 heures, vendredi 9 janvier. Huit cents personnes : des familles entières, avec des enfants manifestement conscients par l’importance de l’événement. Huit cents personnes : du jamais vu sur la ville d’Andrésy... Et huit cents bougies pour les dix-sept victimes de la barbarie.

La sirène de la ville a retenti pour annoncer le début de la marche silencieuse. Et c’est lentement que les habitants ont marché sur l’artère principale de la ville, éclairés par les décorations lumineuses de Noël. Les bourrasques de vent soufflaient régulièrement les bougies que les parents et leurs enfants rallumaient continuellement.

Outre les élus d’Andrésy, étaient présents le maire de Maurecourt, Gérald Rutault, et ses élus, le conseiller général du canton, Joël Tissier, le conseiller régional, Eddie Aït. Le député de la circonscription, Arnaud Richard, était par contre absent.

Arrivée devant le parvis de la mairie, la foule a souhaité déposer leurs bougies sur l’escalier. Le maire a souhaité que les deux chefs de l’opposition municipale (Virginie Muneret et Lionel Wastl) et l’ancien maire, Jean-François Thil soient présents à ses côtés pour son discours.

« Juste sort » ?

Le maire, Hugues Ribault, a rendu un hommage aux victimes des attentats tout en rappelant que la liberté d’expression était fondamentale. La foule a applaudi lorsque le maire a souhaité saluer le travail et le courage des policiers, des gendarmes et des militaires. Seule ombre à l’union et au recueillement unanime, par-delà les querelles partisanes, l’édile d’Andrésy a surpris une partie de la population présente lorsqu’il a déclaré que les terroristes étaient morts et que c’était « un juste sort ».

Le maire a souhaité que son prédécesseur à l’Hôtel de Ville et ancien adversaire, Jean-François Thil, lise, devant la foule silencieuse, le nom des victimes connues ce vendredi soir.

Et c’est sous une Marseillaise que les centaines de personnes présentes se sont séparées, dans le vent et une exceptionnelle douceur.